Que faut-il faire de l’UGTT ?

Cette grève est-elle opportune ? Qui a raison des deux instances de l’organisation syndicale ? La question la plus importante n’est peut-être pas là. Le problème fondamental est ailleurs, plus précisément dans le fonctionnement hiérarchique et fortement centralisé de l’UGTT qui autorise son BE à prendre des décisions en lieu et place des structures intermédiaires ou de base.

L’Histoire au risque de Bourguiba

Les thuriféraires de Bourguiba, l’ont expulsé de l’Histoire pour le déposer au paradis de la métahistoire. Il est ainsi devenu une icône et à l’occasion un instrument de mobilisation de l’opinion publique. Au pire, on s’attend à ce que Bourguiba soit érigé en énorme statue dans la plus grande avenue du pays et qui pourrait coûter à l’État 650 mille dinars.

Patriotes et patriotes ou noss

Comme tous les ans, nous célébrons ce 20 mars, le départ de l’Administration coloniale en oubliant, dans la bonne tradition bourguibienne et ugététiste, qu’elle s’est soldée par la liquidation d’une grande partie du mouvement national. Et puis…. et puis, va-t-on, une fois de plus, se laisser aller à chanter la victoire du 20 mars en occultant tous ces Tunisiens qui peinent à vivre, qu’on pourrait appeler les vaincus de l’Indépendance bourguibienne et qui semblent condamnés à être les vaincus de cette révolution inachevée qui a commencé le 17 décembre 2010 ?

بورقيبة بين التاريخ وتزلف ”البورقيبيين الجدد“

تزامنا مع الاحتفاء بالذكرى 60 لاستقلال تونس، عادت الخطابات الإحيائية المنادية ببعث الإرث البورقيبي وترميمه على نحو طقوسي، مُنتقية أفضل الصور من سيرة الرئيس الحبيب بورقيبة، الموشّحة بالألقاب والنياشين من قبيل “المجاهد الأكبر” و”باني تونس الحديثة” و”منقذ الأمة”. هذه الخطابات رغم طابعها التمجيدي الصارخ فإنها تنكرت للزعيم بورقيبة، لأنها طردته من مجال التاريخ وأسكنته فراديس “اللاّ تاريخ”، إذ جعلت منه أيقونة لا تصلح إلا لحشد الهمم في المناسبات العابرة، وفي أهون الأحوال يُرجَى من بورقيبة أن ينتصب تمثالا ضخما في أكبر شوارع البلاد، قد يكلف ميزانية الدولة 650 ألف دينار.

La “Tunisie n’est pas finie” … “Give me Five Tunisia” !

C’était deux jours après l’attentat du Bardo sur l’avenue Habib Bourguiba.
Non, “la Tunisie n’est pas finie”. Elle commence à peine et réussira certainement à prendre le sens de l’Histoire. Personne n’envisageait que ça allait être facile.
N’en déplaise aux barbares la Tunisie démocratique survivra aux attentats des ignobles.
L’attentat du Bardo, ne sera pas le dernier. Il y en aura certainement d’autres. Nous les affronterons avec la même détermination, le courage et la foi qui siéent aux peuples qui façonnent leurs avenirs !

March 20, 2015: Independence Day in the Capital After the Bardo Attack

After two strange and stunned-to-silence days in the capital, Friday morning on Avenue Habib Bourguiba bore much the same eager, pent-up energy as the first sunny day following weeks of grey and rain. It was only Wednesday that twenty tourists and three Tunisians (one policeman and the two assassins) were killed and forty-seven wounded at the Bardo Museum, while close by the Parliamentary Rights and Liberties Commission discussed the new antiterrorism law.

احتفال التونسيين بذكرى الاستقلال: تفاؤلٌ مُتعَب

كيف سيحيي التونسيون “عيد استقلالهم” بعد “مجزرة باردو”؟ كان هذا السؤال الذي خامر ذهني وأنا أدلف إلى شارع بورقيبة عشيّة أمس. هل سينزلون بكثافة؟ هل سيكون لذكرى هذه السنة طابعًا خاصًا عندهم؟ هل ما زالوا يؤمنون بأهمّية إحياء الأعياد الوطنيّة؟ هل مازالوا يشعرون بـ”الحبّ – لوطنهم – في زمن داعش”؟ وهل مازالوا يشعرون أصلاً بوجود “استقلال”؟

L’exception tunisienne menacée

Ce qui s’est passé le 20 mars, le jour de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance, sur l’avenue Habib Bourguiba, mérite que l’on s’y arrête et que l’on y réfléchisse avec toute la gravité et toute la solennité nécessaires, car nous avons là une petite idée de ce à quoi ont échappé les Tunisiennes et les Tunisiens et un avant-goût de ce qui les attend si par malheur les islamistes s’emparent du pouvoir, de tout le pouvoir.

La Polit-Revue : Ennahdha – Nidaa Tounes : la guerre froide

Alors que le vote article par article du code électoral s’est achevé en commission le 19 mars, les regards des principales forces politiques du pays sont plus que jamais tournés vers l’épineuse question des nominations administratives, une question qui obsède plus particulièrement Nidaa Tounes. Officiellement, c’est toujours au cas par cas que les nominations sont révisées, selon un baromètre du rendement et du bilan de chacun