Les migrants du camp de réfugiés de Choucha devant le siège de l’UNHCR qui refuse d’ouvrir ses portes. Crédit photo : Nicanor Haon

La Tunisie se perçoit toujours comme terre de départ, une terre d’émigration, alors même qu’elle est lieu de transit pour des migrants de passage ou un pays de destination pour des milliers de personnes travailleurs ou étudiants.

La crise libyenne a généré une situation sans précèdent dans le pays puisque des milliers de personnes migrants, demandeurs d’asile et réfugiés se sont retrouvés sur le territoire tunisien, mettant pour la première fois en lumière la position de pays d’accueil que la Tunisie peut avoir.

Malgré cette situation de fait les autorités restent immobiles et ne se décident pas à mettre en place un cadre juridique permettant de résoudre la situation de ces personnes. Au contraire la volonté semble plutôt à la restriction, un chargé de mission du ministère des Affaires étrangères ayant incité les migrants encore présents à Choucha à bénéficier de l’aide au retour dans leur pays d’origine, alors même que ces personnes s’y considèrent en danger.

La société civile est en train d’essayer de faire évoluer les choses. L’association France terre d’asile travaille à promouvoir le droit d’asile et les droits des migrants. Elle mène un travail juridique et politique, des actions d’information, des démarches et interventions auprès des organismes publics et privés.

En Tunisie l’association France terre d’asile est en train de mettre en place une Maison du droit et des migrations, qui informera sur les questions de migration et d’asile en Tunisie et dans la région, et à appuyer les organisations de la société civile tunisienne dans une prise en charge à leur niveau de ces questions.

Reste que dans l’immédiat la situation des migrants présents dans le camp de Choucha est difficile. Aucun cadre légal n’existe en Tunisie et lorsque le camp fermera les migrants sans statut légal de réfugiés seront coincés. Il y a donc urgence. Un cadre légal doit voir le jour en Tunisie.

Pierre Henry directeur général de France terre d’asile et de la maison du droit et des migrations à Tunis a rédigé une lettre allant dans ce sens.

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