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L’anecdote racontée par Habib Bourguiba* relate sa position sur les zones frontalières avec l’Algérie, à savoir que les citoyens de ces zones, il ne fallait ni les affamer ni les faire manger à leur faim, car dans les deux cas ils feraient une révolution.

À défaut de pouvoir les développés le régime bourguibien comme celui du dictateur Ben Ali ont fait tout pour conserver cette politique injuste et autoritaire. C’est à Tunis que se prenaient toutes les décisions, au profit du Sahel et de leurs villes natales. Le pire était que ces décisions ne soient même pas relayées ou communiqués aux habitants et sans aucun dialogue national ou dimension stratégique. La route de Bouderiesse (voir figure1) et d’autres zones de Kasserine est la preuve vivante de cet abandon bureaucratique.

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Le village de Bouderiesse pour ceux qui ne connaissent pas, bénéficie pourtant d’une beauté naturelle inégalable et d’une fertilité agricole très prometteuse. Malheureusement par la faute de la politique trop politicienne des régimes successifs même après la révolution, n’ont pas assuré le minimum pour la survie de ces habitants notamment l’infrastructure routière et les réseaux de distributions et de commercialisation, dans ce contexte les récoltes sont bradées aux prix du marché locale, ou pourriraient sur place à cause des insectes ou de la grêle, c’est une vraie zone d’ombre malgré la discrimination qui reflète le terme, mais consciemment voulu par le pouvoir central.

La nécessite d’assurer les communications entre la ville de Kasserine et le village de Bouderiesse doit être une priorité politique pour le gouvernement Djemaa, pour un faisceau de raisons. Le premier point c’est d’éviter que la jeune génération à cause de la pauvreté ambiante et du chômage ne sombre dans l’alcoolisme et la délinquance. Un grand nombre des jeunes ont déjà été condamnés à une peine de prison au moins, ce qui était proprement inimaginable dans les années quatre-vingts. La décomposition du tissu social et familial provoque souvent une dérive criminelle.

Le deuxième point, la conséquence immédiate de cette négligence du pouvoir c’est la désespérance populaire de cette région à l’égard de la révolution à laquelle ils ont pourtant participé dès le début et même initié après le coup d’arrêt par le régime Ben Ali à Sidi Bouzid. Un sentiment d’ingratitude et de malaise social très pernicieux s’installe, alors qu’il suffirait de construire 20km de route, pour intégrer toute cette population au processus du réformes en cours telle qu’il a été prononcé par le président Marzouki sans ambigüité, à la suite de tous les gouvernements depuis l’indépendance.

Aménager la route de Bouderiesse c’est en réalité assurer la sécurité nationale, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le niveau sécuritaire et stratégique en protégeant les habitants de la région des réseaux maffieux et de contrebande (armes, drogue).

Sauver Bouderiesse, par soucis national, constitutionnel et démocratique. C’est la tâche de chaque citoyen responsable, Disant Haut et Fort que les zones frontalières de la Tunisie d’aujourd’hui ont le droit d’être développées aménagées et d’être des zones d’investissements prioritaires. Construire 20km de route n’amputerait pas gravement le budget de l’Etat, ni des collectivités locales, mais c’est une condition et un espoir de la vraie vie pour ces villageois en situation critique (voir figure 2).

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* La véracité de cette anecdote n’est pas garantie, mais elle témoigne bien de la réalité de l’hyper centralisme bourguibien et puis avec le déchu Ben Ali.

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