salim-Ben-Hamidane

Dans un article paru récemment sur la toile et dans un style revanchard anti-Cpriste qui prédit tout sur les allégeances et alliances entre journaleux et mafieux, on en félicite Monsieur le président de la commission de confiscation des biens mal-acquis de s’être enfin libéré du joug de l’ex-ministre des Domaines de l’Etat et des affaires foncières (moi-même).

Comble du dénigrement et de l’ignorance, mais surtout de la diversion et de l’imposture !

Du dénigrement, car on voudrait tout simplement dévaloriser voire incriminer le travail d’une commission foncièrement révolutionnaire et dont le professionnalisme et la notoriété sont aujourd’hui au-deçà des soupçons et de réputation trans-frontalière.

De l’ignorance, puisqu’on ôte à ladite commission son caractère indépendant et purement technique.
Le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières, en tant qu’autorité de tutelle, n’avait aucunement les prérogatives légales lui permettant un droit d’ingérence dans ses décisions. Son rôle se limite à un droit de regard et de soutien logistique et moral, chose que j’ai l’honneur de remplir pleinement.

Enfin, de la diversion et de l’imposture car l’on fustige le noble travail et très honorable bilan de ladite commission en présentant son président, Monsieur Nejib Henane, en manipulable serviteur, qui œuvre sous le joug d’un ministre revanchard !

Faut-il rappeler aux chers lecteurs que notre imminent magistrat, président de ladite commission, est le prototype du technocrate compétent, loyal et impartial. Ceci étant, il serait inconcevable de croire à sa prédisposition de se soumettre à quiconque lui imposant quoi que ce soit.

Avec son professionnalisme inégalé en la matière, Monsieur Henane se positionne en maître chevronné, dompteur et indomptable, auprès duquel j’avoue, en toute humilité, avoir beaucoup appris.
En outre, je me suis engagé, de part ma formation et ma profession, à respecter la légalité dans ces deux dimensions, nationale et internationale.

En atteste, l’instruction-cadre que j’ai réitérée régulièrement, durant plus de deux ans (soit dés mon arrivée au Ministère de tutelle, en décembre 2011 et jusqu’au mon départ fin janvier 2014) quant à l’application stricto sensu du décret-loi n° 2011-13 du 14 mars 2011 portant confiscation d’avoirs mal-acquis dans le cadre du respect de la convention internationale de lutte contre la corruption, signée par l’Etat tunisien en 2003 et ratifiée en 2008.

Conscient de la gravité des actes de ladite commission, portant sur un droit fondamental et sacré, à savoir celui de la propriété, j’ai refusé que l’on continue une gestion unipersonnelle, voire monopolistique, des dossiers et procédé, par conséquent, à un changement à la tête de sa direction relayé d’une refonte totale de sa méthode de travail.

A cette époque, K.B.M s’est farouchement opposé à ce changement et essaya même de me convaincre de la probité de l’ex-président, chose que je n’avais jamais d’ailleurs mis en cause !

Depuis, K.B.M s’est transformé en détracteur acharné contre toutes mes actions et consacra sa plume, soutenu par bien d’autres charlatans du journalisme de caniveau, au dénigrement du processus de la confiscation et à une sournoise propagande anti-Cpriste.

Pis encore, K.B.M se déguise malicieusement en gardien du temple de la justice. Malheureusement, et tant pis pour lui, ses diatribes et diverses manigances ne sont plus à convaincre un public bien averti et vacciné contre une stratégie malsaine et caduque imbibée de désinformation et de haine.

Enfin, j’aurais préféré qu’il ait la décence de pallier aux silence de nos média concernant le dernier rapport de la Banque mondiale, consacré au bilan de la confiscation en Tunisie, en commentant objectivement ses données sans toutefois s’attendre à ce qu’il en reconnaisse les mérites.

Dans ce rapport, élaboré par une institution dont on ne peut contester la connivence avec la révolution tunisienne et ses deux gouvernements de la Troïka, on mentionne une vérité qui tranche le débat sur la nature mafieuse du régime de Ben Ali : les 225 entreprises confisquées représentent 21% des bénéfices du secteur privé.

Or, l’on oublie que le nombre des entreprises confisquées a presque triplé dans un laps d’une année pour atteindre les 647 (dernier bilan de la commission en date de janvier 2014).

Et le pourcentage des bénéfices devrait donc impérativement et logiquement être revu à la hausse (pour ne pas dire doubler ou tripler) en tant qu’objectif réalisé de notre grande révolution au profit du peuple tunisien.
Cet acquis dont j’ai l’honneur et la fierté, sans prétention aucune, de participer amplement à sa réalisation demeure éclipsé par nos média ultra-révolutionnaires !

Quant à l’autre épineux sujet des hommes d’affaires et le projet de loi transactionnelle, proposé par Monsieur Henane, K.B.M se hâte pour vanter la patte du gouvernement Mehdi Jomaa et dénoncer “les pratiques des gouvernants de la troïka et leur gestion, injuste, du dossier de la confiscation”.

Encore de la foutaise de plus, puisque cette initiative, date du début de l’été 2013 et avait eu mon approbation et mon soutien car en parfaite harmonie avec mes convictions et surtout mon combat de militant contre la dictature.
Contrairement à la perception que K.B.M et Cie oeuvrent à en faire la promotion, je suis et resterais toujours fidèle aux valeurs de la justice, de la conciliation et du compromis.

Enfin, je me permets de rappeler à K.B.M et Cie ce fameux adage arabe “Si poignardé dans le dos, sachez que vous êtes en avant“.

Salim Ben Hamidane

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