Université tunisienne : heurts et malheurs

Le gouvernement en place a commandé une étude sur une éventuelle réforme de l’enseignement supérieur. En tant qu’acteur dans ce secteur, nous pensons qu’il est de notre devoir d’avancer notre vision et le rôle prépondérant qu’il est censé jouer dans notre société. Nous énumérons en premier lieu les problèmes qui l’ont miné durant toutes ces années de dictatures. Nous expliquons que l’enseignement supérieur était utilisé comme étant un instrument de propagande politique.

Le remaniement gouvernemental : l’Arlésienne de la politique en 2012

Voilà des mois qu’on en parle sans le voir venir. Le remaniement ministériel tant attendu est évoqué avec insistance depuis l’été. En juillet déjà, plusieurs articles se faisaient l’écho de la nomination imminente d’un nouveau gouvernement. Les rumeurs et les paris allaient bon train quant aux ministres qui seraient démis de leurs fonctions et aux nouvelles nominations.

Le Professeur Moncef Ben Salem ministre de l’enseignement public

Mohamed Dhiaeddine Souissi – Sire Ben Salem, je pense que personne ne peut nier votre talent de mathématicien reconnu, ce qui vous prédispose méritoirement à la décoration à laquelle vous postulez. Mais Ali Douagi n’aura nullement usurpé la décoration à titre posthume qui lui a été réservée. Il se pourrait bien que son type d’activité intellectuelle ne cadre pas avec les canons de votre axiomatique, mais lui est iconoclaste et novateur. Et franchement, les ellipses et hyperboles de Douagi sont, pour moi et pour tous ceux qui aiment la littérature, préférables aux votres, plates muettes et sans saveur.