La crise du Golfe est grave. Très grave. Depuis que l’Arabie saoudite et ses alliés ont décidé de réduire le Qatar par la force, la Tunisie semble avoir en effet une activité diplomatique intense. Nos responsables au plus haut niveau, le président de la République et le ministre des Affaires étrangères en premier lieu, ne cessent d’avoir des entretiens avec les représentants des Etats les plus impliqués dans le conflit, qu’ils soient d’un bord ou de l’autre. Que des pays comme l’Iran, la Turquie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn et d’autres encore, prennent la peine de solliciter la Tunisie est le signe indéniable que la crise est profonde. Ou, en tous cas que les enjeux sont à ce point décisifs que même la Tunisie ne peut plus être considérée comme négligeable.