Notre Premier ministre est un technocrate. On aime ça, on aime pas, le problème est ailleurs : comment peut-on demander à un technocrate de parler de ce qui est exactement le contraire de l’esprit technocratique, en l’occurrence de la culture ?  Comment demander à un représentant de la forme la plus délétère de la culture – la culture technocratique – d’ouvrir la plus importante manifestation culturelle de la capitale ? Demanderait-on à un lobbyiste de l’agriculture biotechnologique d’inaugurer un grand congrès de l’agriculture biologique et naturelle ? Je vous entends rire. Vous avez raison. Chez nous, même cela est possible. Béji Caïd Essebsi a bien ouvert le dernier congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’homme !