L’hôpital Farhat Hached a été privé d’électricité pendant la garde du 28 mai 2014. La cause de la panne serait toujours inconnue bien que ce n’est pas la première fois que cela arrive. Cette coupure aurait touché seulement le service d’obstétrique, le bloc opératoire plus précisément. 
Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, la coupure s’est produite l’après midi, aux alentours de 15h. Mais la nature architecturale du bloc opératoire nécessite une lumière artificielle. D’où le manque de la luminosité et la sollicitation de l’aide des torches des téléphones (comme le montre la photo –annexe 1) après avoir cherché en vain les scialytiques mobiles. 

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L’opération était considérée urgente, l’équipe de garde s’est mis à travailler normalement dans les normes sous rachis anesthésie quand soudainement la lumière a coupé. Heureusement que quand l’incident a surgi, l’acte touchait à sa fin. Le bébé et la femme allaient bien et la réaction de l’équipe était sans panique, immédiate et efficace. Le surveillant de l’hôpital et le senior de garde ont été contactés sur le champ. Aussitôt, un technicien n’a pas tardé à venir pour que panne soit rétablie au bout de 30 minutes. 


Une photo de la salle dans le noir a été prise et publiée sur le réseau social facebook. Chose qui a suscité beaucoup de bruit et apparemment le mécontentement des responsables. Les médecins internes et résidents viennent tout juste de sortir d’une crise avec l’ancien ministre de la santé Abdellatif Mekki. Cette photo, a confirmé la raison de leur combat qu’on a appelé “la révolution du bistouri”.


En lisant la légende de la photo ci-jointe (annexe 2), on peut bien conclure que sa publication n’a rien de diffamatoire, ne vise spécialement un hôpital (dans ce cas CHU Farhat Hached) ni des personnes, mais une politique générale qui délaisse les structures hospitalières publiques.

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Une inspection du ministère de la santé est arrivée le matin même au service pour enquêter sur ce sujet. Toute l’équipe de garde a été convoquée en présence du chef de service sachant qu’aucun visage n’est visible sur la photo, aucun secret médical n’a été divulgué, en plus la patiente a été consentante. Une déposition a été signée et envoyée au ministère. Mais le message qui est passé implicitement c’est qu’ils allaient prendre des mesures à savoir, un conseil de discipline, un stage non validé… Jusqu’à présent, rien n’est encore décidé. 


Il est tout de même important de noter que ce genre d’incidents est assez fréquent dans les hôpitaux de la Tunisie, aussi bien les hôpitaux régionaux que ceux de la capitale. Une autre panne encore plus grave que celle qui s’est produite à Sousse a surgi à l’hôpital Wassila Bourguiba comme l’énonce le témoignage ci-dessous (annexe 3).

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Reste à savoir comment éviter à l’avenir ce genre de désagrément en attendant l’amélioration de l’infrastructure existante dans la mesure où ce genre de panne peut mettre en danger la vie des patients. Affaire à suivre…

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