Hier, 19 novembre 2013, lors d’un dîner-débat organisé par l’ATUGE (Association des TUnisiens des Grandes Ecoles), Mehdi Jomaa, ministre de l’industrie a été très clair sur la question du gaz de schiste. Il a déclaré ouvertement que le ministère est favorable à la production des hydrocarbures non conventionnels en Tunisie.

L’idée, c’est d’y aller. Mais il faut choisir le moment opportun. Il faut attendre la fin du Débat National sur l’Energie et la fin de la tournée dans les régions… Il faut y aller, c’est notre conviction s’il n’y a pas d’opposition”, a-t-il déclaré. “Gaz de schiste, c’est quand ? C’est dans quelques mois…voire quelques semaines”, il a ajouté.

Cela est en totale contradiction avec le communiqué de Tunis Afrique Presse (TAP) du 01 novembre 2013, selon lequel, Nidhal Ouerfelli, Secrétaire d’État aux Énergies et aux Mines aurait nié, pendant une session du “Débat National sur l’Énergie” “l’intention” de la Tunisie d’extraire le gaz de schiste dans la période à venir. Selon ce communiqué, Nidhal Ouerfelli aurait précisé que cela nécessite un consensus national et un dialogue spécial.

La contradiction entre les déclarations faites par Mehdi Jomaa lors de ce dîner-débat payant, et ce qui est déclaré lors des réunions régionales du “débat national sur l’énergie” (que Mehdi Jomaa a qualifié de travail pédagogique), est-elle une preuve que le ministère de l’industrie est en train de mener un double discours ?

Dans un précédent article, nous avons démontré, preuve à l’appui, que le gaz de schiste est déjà en production en Tunisie depuis 2010 et qu’un grand nombre de fracturations hydrauliques ont été effectuées au niveau du sous-sol tunisien. Rappelons de même que ce n’est pas le gaz de schiste qui pose le plus problème mais c’est la fracturation hydraulique.

Au lieu de continuer à démentir ces pratiques et nier leur existence et parler d’intentions, le gouvernement devrait engager des enquêtes sur les dégâts environnementaux déjà causés par la fracturation hydraulique dans la région de Sud-Remeda et au sud de Chott Djerid ainsi que les autres problèmes soulevés dans notre article.

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