Photos prise lors de la Veillée Zouhair Yahyaoui qui a eu lieu le vendredi 18 mars 2005 à Montreal.

Les militants tunisiens se souviendront toujours de Zouhair Yahiaoui [en anglais] comme d’une personne qui avait consacré sa vie à la lutte pour la liberté d’expression.

Zouhair Yahyaoui, dont le nom de plume était Ettounsi ou Le Tunisien, était diplômé en sciences économiques et journaliste sur Internet. Le 2 juin 2000, il avait proposé aux lecteurs de son site satyrique TUNeZINE de voter pour déterminer si la Tunisie était “une république, un royaume, un zoo ou une prison”. Peu après, il fut embarqué par des policiers en civil sans mandat d’arrêt alors qu’il se trouvait dans un café Internet.

En novembre 2003, Zouhair Yahyaoui fut relâché après avoir passé 18 mois en prison, et le 13 mars 2005 il décédait [en anglais] d’une attaque cardiaque à l’âge de 36 ans. Durant sa détention, il avait fait plusieurs grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention et ses partisans affirment qu’il avait également été victime de tortures.

Pour commémorer le quatrième anniversaire de sa mort, le réseau des blogueurs tunisiens pour un blogging libre [en arabe] évoque le premier prisonnier d’Internet en Tunisie :

تمرّ اليوم 4سنوات على رحيل زهير اليحياوي مؤسس موقع “تونزين”، وقد توفي الفقيد على إثر نوبة قلبية وهو لا يزال في ريعان شبابه.
دخل السجن في ربيع 2002 ودفع غاليا ثمن تشبثه بالدفاع عن الحرية مستعملا في ذلك التقنيات الحديثة التي وفرتها شبكة “الأنترنيت”، وهو ما جعله يصبح رمزا للنضال على الشبكة.
كان ولا يزال يمثل نموذجا للمناضل والمدافع الصلب عن قضايا الديمقراطية ـ و قد دخل عدة مرات في اضراب عن الطعام للمطالبة بتحسين وضعه داخل السجن دون أن تستجيب الادارة العامة للسجون لمطالبه وقد أثرت ظروف اعتقاله على صحته التي تدهورت

Il y a quatre ans, le créateur du site web Tunezine nous quittait après une crise cardiaque malgré sa jeunesse.

Il avait été jeté en prison au printemps 2002 et avait chèrement payé son engagement pour la défense des libertés. Il utilisait les techniques modernes d’Internet, ce qui l’avait conduit à devenir un symbole de la lutte sur le web. Il fut et continue à être un modèle pour les militants et les défenseurs de la démocratie. Il avait mené des grèves de la faim à plusieurs reprises pour réclamer de meilleures conditions de détention, mais l’administration pénitentiaire n’a pas réagi à ses demandes. Ses conditions de détentions avaient affecté son état de santé, qui s’était dégradé.

Et la situation semble s’être encore aggravée depuis la mort de Zouhair Yahyaoui. Le blogueur tunisien et responsable du site Global Voices Advocacy [en anglais] Sami Ben Gharbia fait le point sur la répression d’Internet dans son pays dans ce billet [en anglais].

Billet publié en anglais par Lina Ben Mhenni
Traduit par Manuel Naudin.
Global Voices en français

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