Il n’avait plus fait parler de lui depuis sa libération en 2007, mais la patience a des limites : Abdellatif Bouhjila est de retour, pour de nouveaux combats s’entend. Ses motifs ? Pas de travail, pas de soins, pas de passeport….

Libéré le 7 novembre 2007, au terme de neuf ans et demi d’emprisonnement, au cours desquels il a revendiqué haut et fort ses droits élémentaires, notamment par de nombreuses et longues grèves de la faim, Abdellatif Bouhjila a tenté depuis lors de reprendre une vie normale, en vain.

Comment trouver un emploi alors qu’il marche avec une canne et que ses douleurs empirent ? Comment recouvrer la santé quand les hôpitaux où il avait été admis et traité pendant son incarcération refusent de lui délivrer les pièces de son dossier médical ? Quand depuis un an, en proie à des douleurs épouvantables, il demande des rendez-vous qui lui sont donnés pour être systématiquement reportés ? Le dernier report va repousser toute perspective de traitement, sauf nouveau renvoi, à octobre prochain, or Abdellatif Bouhjila est atteint de problèmes rénaux et cardiaques pour ne citer qu’eux. Quant à la médecine privée, onéreuse, quand il y a recours, c’est pour se voir prescrire des tranquillisants pour les douleurs et des vaporisations de produits qui sont à la longue dangereux. Voici un malade qui aura attendu un an, sans soins, uniquement parce qu’il est un ex-prisonnier politique ! Le carnet de soins gratuit : il n’y a pas droit. Quant au passeport, qui lui permettrait d’envisager des soins à l’étranger, il lui a été refusé. Il vient de porter plainte devant le tribunal administratif.

Démoralisé, Abellatif Bouhjila ? Pas le moins du monde. En dépit de ses douleurs atroces et de sa fatigue, il reste déterminé à se battre, et le voilà qui envisage d’ores et déjà une nouvelle grève de la faim.

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