Remaniements en cascade : Sénat, Gouvernement, Conseil économique et social, RCD…

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Le tortionnaire en chef Abdallah Kallal “élu” au poste dangereux de Président de la “chambre haute” avec un possible rôle de succession intérimaire à la tête de l’Etat. C’est un cas prévu, nommément, par la loi (…), lorsque la vacance est définitive au sommet de l’Etat et qu’elle coïncide avec la dissolution de la “chambre basse” (Art. 57 nouveau de la “Constituion de la République de demain”, de mai 2002). C’est une simple probabilité mathématique, mais aussi un simple jeu d’écriture, de dates et de décrets ante datés, dans un régime voyoucratique.

Le propagandier, propagandiste en chef, Abdelwahab Abdallah, prend le contrôle des Affaires Etranges. Le Chaouch Ali les Affaires sociales, la Solidarité et les tunisiens à l’étranger. Kamel Morjane quitte le Haut Commissariat aux Réfugiés et fait son entrée, peu glorieuse, au gouvernement, à la Défense nationale ! Dali Jazi sort de nulle part au Palais pour succéder à Kallal. M’henni quitte le gouvernement pour entrer peut être demain à la tête du “Rassemblement”…

Les hommes de main de Ben Ali contrôlent la “chambre haute”

Le commencement :

Tout a commencé hier mardi 16 août 2005, au beau matin, à la “Maison” du RCD, le parti au pouvoir, Avenue Mohamed V à Tunis. Les futurs “Sénateurs” du RCD, de la “Chambre haute”, celle des “Conseillers”, étaient réunis, en présence des membres du Politburo. A leur tête le Colonel déchu Mohamed Moncef Matri, tête de liste des Sénateurs “élus” sur le contingent politique, qui représente le tiers de la Chambre, celui du RCD, le parti du Président. Le tiers suivant, celui du Président, était aussi Présent. Le dernier tiers, amputé de son tiers, représentant le tiers Etat, celui des Travailleurs. Ce dernier tiers, moins le tiers, était aussi présent. Il représente les organisations de masse, affiliées au Parti du Président. Comme le veut la tradition..

Les “Sénateurs” du RCD ont fait connaissance. Puis ils ont entendu le dernier discours du Chaouch Ali, à la tête de la Chaoucherie centrale du parti, après l’avoir infestée de ses cleints et amis, comme l’a fait d’ailleurs avant lui Chadhli Naffati..

Le Sage de la Dictature fait la lecçon aus Sébateurs :

Avant de se rendre au siège de leur “chambre haute” et encore réunis à la “Maison” de leur “Rassemblement”, les “Sénateurs” ont entendu, tout sages, comme des écoliers, l’idéologue en chef du Parti et de l’Etat, le ministre délégué Zouhaïr M’dhaffar. Ce dernier s’occupe, dans les apparences, de la Réforme de l’Etat. Sa vraie fonction est de réfléchir, comme un commis penseur des services de l’Etat. Une aberration pour la réflexion mais c’est comme cela.

Et ce, depuis qu’il était à la tête des “cellules de réflexion” du “Rassemblement”, puis de celle de “l’Institut des Etudes Stratégiques”, du Pésident. M’dhaffar, juriste de formation, est “héritier nostalgique” d’une grande tradition intellectuelle qui a chuté, à la fin du siècle dernier. L’ancien “révolutionnaire” s’est alors reconverti et a juré de réussir où ses idoles du Soviet suprême ont échoué. Il a juré convertir la Tunisie toute entière en un petit modèle sur lequel règne un petit Staline, le même Staline qui pullule encore dans la tête du ministre de la réflexion. Une de ses trouvailles : la “chambre haute”, avec trois tiers, celui du Petit père du peuple, puis celui du parti du Petit père du peuple, puis deux tiers du dernier tiers des “organisations de masse” du parti du Petit père du peuple. Quitte à ce que les nombreuses contorsions fassent que les seuls représentants du vrai peuple, le dernier tiers du tiers dernier, en soient exclus. D’ailleurs, ils l’ont choisi, martelait encore hier, le Ministre de l’embrigadement de l’esprit..

Election du tortionnaire en chef Kallal et de son bureau :

Arrivés à leur “chambre haute”, les “Sénateurs” ont “élu” le tortionnaire en chef Abdallah Kallal, homme de main, une sorte d’aide de camp “civil”, de l’actuel Président. Il a servi sous ses ordres, à la Défense, à l’Intérieur, à la Justice, à nulle part, à l’Intérieur, puis à nulle part. Après s’être enfui de Genève, suite au mandat d’amener à son encontre pour crimes de tortures, le Palais l’a nommé, à titre rétroactif (…), Ministre-Conseiller au Palais ! puis au Conseil économique et social. Mais il est resté depuis toujours Trésorier, à la caisse de son parti, le RCD…

Avant de partir, les “Sénateurs” ont encore “élu” un autre homme du Président, Makki Aloui, au poste de premier vice-président, puis une femme, comme le veut la tradition, mais toujours une femme parmi les hommes du Président, Naziha Zarrouq (Zarrouk comme le veut l’orthographe officielle), au poste de deuxième vice-président, de leur “chambre haute”, dernière trouvaille des services de réflexion, au service de la clientèle du Président.

Mais contrairement aux précédents diagnostics, l’actuel chef de l’Etat a réussi à imposer ses hommes, Kallal, Aloui et Madame Zarrouk, aux postes clefs de la “chambre haute”.

Le comploteur Matri tête de liste des Sénateurs du parti :

Il a aussi imposé son copain de promotion (à Saint Cyr) et ancien conjuré du coup d’Etat avorté de 1962, le Colonel déchu Mohamed Moncef Matri, père du plus jeune des gendres présidentiels. Reste à savoir si la femme du Président et son imposante tribu (Trabelsi) aura la capacité de contourner les dernières manoeuvres de son mari de Président.

La Commission du Réglement :

Les “Sénateurs” ont chargé dix de leurs collègues, pour rédiger le “Réglement intérieur de la chambre”. On y trouve, à leur tête toujours le fidèle Makki Aloui. On remarquera la présence peu glorieuse de l’un des bras avancés de la “cellule du RCD pour les avocats”, Habib Achour, ancien opposant islamiste bizertin, converti au benalisme, il dirige une association-fantome pour la défense des “victimes du terrorisme” ; on y trouve aussi l’archéologue muséifié, momifié et muséifiant-momifiant du benalisme ; puis la représentante de l’Union des femmes, Naïma (Bent Mohamed) Khayache (Zamit), ainsi qu’un illustre inconnu, Jamel(eddine) Khmakhem, pour le contingent, politique, réservé au Président. Viennent après les heureux “élus” et à leur tête un certain Trabelsi (encore un), Elaïd de son prénom, “représentant” le peuple de Ben Arous, Raoudha Alouini, “élue” du peuple de Kairouan et Ilyés Kadhoumi (avec un Qa, Qa s’écrit,) “élu” de Kasserine. Ainsi les peuples du Nord, du Centre et du Sud sont représentés. Puis arrivent enfin les représentants du dernier tiers (des organisations de masse ), amputé de son tiers. Mohamed Sahraoui représente le monde des patrons et Mohaed Moncef Ben Mosbah, celui des agriculteurs.

Les bras de la “cellule” pour les Avocats à l’oeuvre :

Les bras avancés de la “cellule du RCD pour les Avocats” ont joué aussi le rôle du contrôleurs de la loi et de scrutateurs. Conduits par Mohamed Fayçal Triki, frère de Mohamed Hédi Triki (ancien notable des services de la Propaganda, aujourd’hui aux oubliettes), is ont contrôlé les opérations de vote. Et ce sont les perturbateurs de la vie démocratique du Barreau qui font respecter la loi (…) chez les Sénateurs ! Pour se faire, les clones Fouad Haouet et Chakib Dhaouadi (tous trois nommés par la présidence) ont coopté Mondher Lahmar (selon le RCD, Ahmed, selon Al-Shourouq, organe dirigé en sous main par les services du Ministère de l’Intérieur), “élu” du peuple de Gafsa. Ce dernier posait encore problème au moment de l’ouverture des travaux.

Un clin d’oeil à Gafsa :

Les Sénateurs “du Palais” voulaient donner un signe fort aux Gafsiens après que la Première Drame ait limogé le Wali de Gafsa, Jomaa Chaouch, en pleine réunion. Ce dernier avait osé convaincre et faire revenir le Présidnet démissionnaire des Qawafel (Gawafel), les fameuses Caravanes de Gafsa, club mythique de la région minière, à très forte tradition syndicale, nationaliste et révolutionnaire. Jomaa n’avait pourtant fait que son devoir de Wali qui écherche à éviter le chaos dans une région minée par le chomage et meurtrie par le mépris des gens de la capitale. Ancien de la fonction préfectorale, Jomaa avait aussi en tête le cauchemar des émeutes qui démarrent souvent de Gafsa et enflammenet tout le pays.

Leila avait juré de casser la gueule à ceux qui ont cassé la parole et la carrière de son neveu de rejeton, Houssam Trabelsi. Ce voyou a été bombardé, en remplacement de son autre voyou de frère Imed de la même tribu, à la tête du Club du Kram – La Goulette, avant de se faire prier par le mari de sa tante de plier bagage, pour sauvegarder la très fragile paix sociale. Cette dernière souffre ces derniers temps de “dérapages” liés au foot-ball, le sprot favori des masses, n’arrêtent pas de dire les conseillers souterrains de la Présidence à l’adresse de leur Président…

La chambre des “sages” prend ses fonctions :

Ainsi la “chambre haute” est installée. Elle regorge de toutes les “compétences” et tous les “sages” de la Dictature s’y trouvent. Une sorte de cénacle où trônent les généraux Ammar et Bouaziz. Le premier a réalisé le coup d’Etat de novembre 1987, pinces, clefs à molette, ciseaux et autres outils de plomberie et mitrailleuses à la main. Le second a révolutionné la “justice militaire”, dit-on !!! Se cache tout juste derrière, le colonel comploteur Matri, condamné à la peine capitale, commuée par feu Habib Bourguiba en une réclusion criminelle à perpétuité, puis grâcié par le même Bourguiba, avant d’être réhabilité, lavé et blanchi par son ami, le lieutenant-colonel Ben Ali. Arrive après, le comploteur de toujours et serviteur civil des militaires, l’ancien Premier Ministre Baccouche. Puis derrière, loin derrière, le dernier Premier Ministre civil de l’autre République, celle de Bourguiba, le vieux Rachid Sfar. C’est celui-là même et qui avait assuré la passation de pouvoir au général Ben Ali, en octobre 1987, quelques jours avant que ce dernier ne réclamat l’ensemble des pleins pouvoirs…

Au gouvernement, des départs, des limogeages, des promotions, des entrèes :

Le début :

Tout a commencé le 19 juillet, lorsque Raouf Najjar fut nommé Ambassadeur à Paris pour faire taire les rumeurs. Le 21, quarante huit heures après, il assistait au Conseil des Ministres et prenait même la parole en ses qualités de Ministre de l’Education et de la Formation ! Il donnait même un grand discours sur l’Education et la Formation dans la République de demain ! Athlète et sportif, Najjar ne manquait pas de battre les records et de signer des exploits. Il a réussi le pari d’être à la fois Ministre et Ambassadeur du 19 juillet au 17 Août, soit un mois durant…

La règle veut aussi que dès qu’un Ministre quitte le gouvernement, un autre membre lui succède par intérim, même pour deux ou trois jours. Souvent c’est le Secrétaire d’Etat ou le Ministre délégué auprès du même Ministre. Il y va du bon fonctionnement de l’action gouvernementale et de la continuité même de l’Etat. L’intérim devant être notifié par Décret et publié au Journal Officiel de la République. Dans le cas du champion Najjar, comme si de rien n’était. Il cumulait, virtuellement, entre Tunis et Paris, son poste de Ministre avec ses lettres de créance d’Ambassadeur entre les mains. Il attend toujours d’être reçu à Paris…

La cause de ce non respect des règles réside dans la volonté de Carthage de punir, pour on ne sait quelle raison, l’intérimaire potentiel, aujourd’hui limogé : le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education et de la Formation, chargé de la Formation, Moncef Ben Saïd. Pourtant, ce Ministre connaît très bien son département et a été Ministre de la Formation pendant un certain temps, avant de rentrer dans le giron du Ministère de l’Education. Mystère sur son limogeage et son renvoi aux oubliettes…

L’arrivée inattendue qui sonne la fin de la Dilpomatie :

Ombre occulte du Président, son Ministre-Conseiller clandestin, Abdelwahab Abdallah, dénommé Raspoutine Stayyech, fait enfin son entrée au gouvernement (de la République). Le premier sobriquet vient des milieux intellos. Le second sort tout droit d’un feuilleton populaire destiné à amuser le “peuple”. Les journalistes l’appellent Tabbou (Le Bouchon), tant il assume à lui seul la fermeture du champ médiatique dans son immensité mais qui est réduit à une simple bouteille vide et hermétiquement fermée.

Entrée inattendue au poste de Ministre des Affaires Etranges, premier des arrivés, selon l’ordre protocolaire lu sur TV7, la télé du Président. Mais aucun mot, aucun, sur le sort de “l’intellectuel” Abdelbaki Hermassi, celui qui a vendu les lettres de noblesse de la culture tunisienne et qui a trahi sa mission d’intellectuel. Même pas la formule habituelle “il va être appelé à d’autres fonctions”…

Abdallah n’a pas d’expérience diplomatique, hormis un passage éphémère à Londres. Mais malgré tout, c’est lui qui assistait le Président dans tous ses déplacements à l’étranger et ses apparitions solennelles diplomatiques à l’intérieur . Au Sommets arabes de Tunis et d’Alger, c’est lui qui s’était assis tout juste derrière le chef de l’Etat, sans qu’il n’occupe aucune fonction officielle dans les institutions de l’Etat. Des observateurs avertis l’ont aperçu au dernier Sommet africain, chez le Colonel Kadhafi, à Syrte !

Avec cette nomination, le Ministre-Conseiller fantôme et ombre occulte de son Président, régularise sa situation. Reste à savoir si cette nomination est une promotion ou une mise en hybernation. AbAb, de son petit nom, est aussi connu pour ses connivences avec la femme du Président. Ses relations avec le plus long des titres et le plus ancien des Ministres, le Min d’Etat Ben Dhia, ne sont pas non plus au beau fixe.

Une chose est sûre ce soir, la diplomatie tunisienne prend un coup très dur et perd encore de son aura ou de ce qu’il lui en restait. Un propagandier, propagandiste fait déjà rire les diplomates de carrière, dont certains vont avoir une tâche très lourde, celle de corriger ses bourdes. Pauvres Ben Salem et Jammali, ses deux Secrétaires d’Etat aux Affaires Etranges…

Cette nomination résume à elle seule les soucis de Communication de cette fin du règne Ben Ali – Trabelsi. En abordant de la sorte, le bunker est acculé à se défendre en nommant un spécialiste en Communication et rien d’autre. Fort des réseaux de sa femme dans le monde des affaires (privatisation cahotique de la banque UIB, mais avalisée tout de même par tous les partenaires, y compris français !). Mais surtout de ses propres “réseaux” de journaleux, de mercenaires de la plume, nationaux, étrangers et multinationaux, ainsi que d’intellos et autres chroniquers mal dans leur peau, le Propagandier quitte Carthage après un long séjour continu de près de 15 ans. Mais fait se rapprocher et se confondre à jamais la diplomatie avec la gestion de l’image de son Président.

Les deux hommes sont d’ailleurs liés à jamais, par un pacte sacré, depuis que le Ministre de l’Information de feu Habib Bourguiba avait trahit son Président, avant qu’il n’eut fait allégeance au Général aspirant. Ce pacte est aussi scellé par une promesse secrète sacrée entre ce dernier et Saïda Sassi, la nièce de l’ancien Président, espionne attitrée du Général asiprant. “Il ne sortira du Palais qu’avec moi”, lui disait-il…

L’arrivée hors piste du gendre du cousin germain :

Quittant ses fonctions de numéro 3 du HCR (le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), Kamel Morjane aurait pu atterrir ailleurs qu’à la Défense ! Il est diplomate de carrière, ancien Ambassadeur, ancien fonctionnaire du HCR, ancien représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Congo (RDC). Il aurait pu ou même du atterrir à la tête de la Diplomatie. Sauf que l ’armée est peut-être appelée à jouer un quelconque rôle ou qu’un autre remaniement est en vue dans quelques mois pour propulser le copain du Président on ne sait où ?

Mais cette nomination prend un air de famille. Ce Hammami (de Hamma-Sousse, ville de naissance Ben Ali !), est le gendre de Bouraoui Ben Ali, ancien Commandant de bord. Ce dernier est le cousin germain de Ben Ali, le Président s’entend. Il est aussi fils de Qantaoui Morjane, ancien Wali de Sousse, bienfaiteur et ami de longue date des Ben Ali, du temps de leur père…

Le Chaouch Ali quitte la Chaoucherie générale :

Suivant le parcours de son ainé et de son maître à penser, Ali Chaouch, le Chaouch général du parti prend les rênes des Affaires sociales, de la Solidarité et des tunisiens à l’étranger. Il suit ainsi le parcours de son ami Chadhli Naffati. C’est vrai que le RCD ne fait plus que dans le social depuis qu’il a été vidé de son âme politique…

Dkhil redonne vie à la Communication et aux Relations avec les deux chambres :

Laissant son poste, pourtant fraîchement acquis, à Chaouch, Rafaa Dekhil redonne vie à un Département ministériel qui apparait et disparait selon le bon vouloir du Palais. C’était le fameux Ministère des Droits de l’Homme et de la Com. Amputé des droits de l’homme, le mystère de ce Ministère reprend vie, comme un esprit dans un “jeu d’esprit” (esprit manifeste toi si tu es là, dans les séaces de spiritisme auxquels s’adonnent à volonté les tenants du régime actuels menés par le Ministre de l’Esprit).

Nouveau look à l’Education :

Sadok Korbi rétrograde de la Recherce scientifique, le supérieur du Supérieur, au primaire et secondaire, à l’Education et la Formation. Il récupère le plus gros Ministère. Avec un nouveau Secrétaire d’Etat. Omar El Abed quitte les Ressources hydrauliques et la Pêche, pour la pêche d’autres ressource, à la Formation. Ainsi deux universitaires (un médecin et un biolgiste vont dessiner les contours de l’Education d ela République de demain). Abderrazzak Daâloul, Agronome, technicien réputé, universitaire et technocrate, fait son entrée en remplacement de El Abed aux Ressources Hydrauliques et à la Pêhce.

L’Université 7 Novembre (…) donne son premier Ministre au 7 Novembre :

Un autre scientifique, de l’Université 7 Novembre Carthage (…), Taïeb Hadhri succède à Korbi, à la tête de la Recherche scientifique, de la Technologie et du Développement des Compétences. Sans doute, celles du 7 Novembre, de Carthage. Poltyechnicien, Hadhri est un scientifique réputé, mais il s’est marginalisé politiquement comme une bonne partie de nos scientifiques. Espérons qu’il corrigera les erreurs et les différentes fausses copies de son prédecesseur Korbi.

Encore une mise à niveau du Tourisme :

Encore un nouveau Secrétaire d’Etat, Slim Tlatili, pour épauler le tout “jeune” Ministre du Toursime et mettre à niveau le toursime (…), sans pour autant toucher à Tijani Haddad, gendre de Hamed Karoui, premier-vice président du RCD, le parti du Président.

Tlatli a travaillé pour l’Agence américaine d’aide au développement (USAID) et passe pour un bon connaisseur du monde arabe. Connaissances utiles en pleine restructuration et réorientation du marché touristique. Il est un pur produit de la haute fonction ONUsienne. A ce titre, il a la culture des grands dossiers, des grands chantiers, la surface sociale, de la diplomatie mais aussi de l’arrogance des bureaux extra-terrestres qui atterrissent pour tout changer, quitte à tout casser. Il est aussi l’un des rares représentants des familles tunisoises au Cabinet. On ne lui connaît pas d’accointances particulières ni d’intérets économiques deans le secteur, comme le “Ministre” de ses intérets et hotels.

Il fera sans doute de l’ombre à un Ministre, communicateur aussi, comme son ami Abdallah (…), montré du doigt dans la profession, en pleine crise du secteur du tourisme. En bonne logique des choses, si la logique est respectée, Tlatli prenrda les rênes du Tourisme sous peu.

Tout dépendra de la tribu Trabelsi qui infeste aussi le Tourisme et le Transport aérien des torusites, par le biais de la msytérieuse Karthago Airlines et de leur douteux groupe Karthago, dirigé par Belhassen, le frère de la Première Drame. Sans compter les autres secteurs en liaison, surtout l’agroalimentaire, ifestés par cette dernière en personne.

Dans une moindre mesure, la mission de Tlatli dépendra des Ben Ali, présents aussi dans les deux secteurs, par le biais des tours orpateurs dans les marchés “riches”, surtout en Allemagne, chasse gardée de Hayet, soeur du Présidnet. Mais aussi et surtout par leurs amis. On trouve à leur tête Néji M’hiri (hôtelier et patron de Radio Jawhara (La Perle du Sahel), radio émettant depuis le fief des Ben Ali à Hammam-Sousse) et Aziz Miled (hôtelier et patron de NouvelAir, concurrent dircet de Karthago Airlines). Comme tout Ministre, Tlatli aura à arbitrer, mais cela sera entre clans et pas entre projets !!!

Dali prend une voie de garage et remplace Kallal :

Il ne s’agit pas du peintre Dali, mais de notre ancien Ministre de la défense dans l’avant dernier remaniement, il y a tout juste quelques mois. Dali Jazi prend la tête du Conseil Economique et Social.

M’henni attend d’atterrir :

Le communiqué de la l’agence TAP (Tunisie Afrique Presse), cloné partout, ne dit rien sur l’ancien Ministre de la Défense, ancien de la Santé, ancien de l’Intérieur, ancien de la Recherche scientifique, ancien du Planning familial, ancien Médecin dans le social et l’humanitaire.

Hédi M’henni s’apprête selon toute vraissemblance à connaître deux avenirs proches, dès les prochaines heures.

Le premier futur M’henni possible : Prendre le contrôle du Parti. Le débarrasser de la culture chaoucharde et moucharde, du Chaouch Ali, tout en le liant à jamais à son Commandement général à Carthage.

Mais la nomination de M’henni doit encore prendre quelques heures ou quelques jours, pour faire croire que l’Etat et le Parti sont deux choses distinctes . Et puis, il y a l’épineux problème du Chaouch à régler. Selon une récente règle décidée par Carthage, seuls siègent au Politburo, le Premier vice-président Karoui, le deuxième vice-président Ghannouchi, s’il est encore là demain, le Secrétaire général, le Trésorier, le Président de la chambre basse et puis le Ministre d’Etat, le Ben Dhia, Ministre de tout et de rien.

Le Politburo est une sorte de torchon, à géométrie, à composition et même au nombre variables, selon l’humeur et le bon vouloir du Président. Tantôt 7, 8, 11, 13, 15, 16, 7, puis, on ne sait jamais. D’ailleurs, il ne sert à rien ce “machin”. Même le réduire à “zéro” membre, le Président en est bien capable. Ce dernier n’en fat parti d’ailleurs, il a un statut à part de Président, non élu par sa base. Mais cela est une autre histoire…

Mais au cas où Carthage décide de garder encore ce “bureau” pour poser encore quelques affaires, qui sait, il y a des choses qui risquent de bouger.

Le deuxième futur M’henni possible : Prendre la tête du gouvernement, sans tête, ni queue d’ailleurs, selon les usages instaurés par l’actuel Président.

Carthage a pris l’habitude de sortir deux décrets à chaque changement de Gouvernement, de Premier Ministre, s’entend. Le premier annonçant les nouveaux membres. Le second, le nom de celui qui va “diriger” le gouvernement déjà constitué. Mais il est vrai qu’il y a quelque chose de différent ce soir. Avec l’arrivée de Ghannouchi, Mohamed pas Rached, le second décret annoçait l’arrivé de ce dernier, le premier énumérait déjà l’ensemble des membres du gouvernement “qui devient comme suit”, disait alors la TAP.

Ainsi s’ouvre le bal des remaniements :

Une chose est sûre ce soir. Ben Ali a voulu adresser un message de fermeté, en disant que c’est bien lui qui gouverne, vis-à-vis du gouvernement de la République, et aussi vis-à-vis de la tribu de sa femme. Il nomme ses hommes où bon lui semble, il immunise et sécurise les institutions sensibles. Il ouvre aussi les voies de garage, des Ministres de collection, pour ses anciens collaborateurs jugés peu sûrs, pour leur barrer la route des mauvaises idées, de songer à devenir ou à redevenir opposants…

Encore des cleints à caser et des aspirants à aspirer. C’est ainsi que se conjugue le verbe “Nommer” et l’activité “Nominations” des différents “Remaniements”. Le bunker détient un jeu de “sièges”, comme un jeu de “cartes”, il le distirbut. Un jeu de chaîses musicales s’en suit…

Reste que rien n’est prévisible pour un “Roi-Président”, prisonnier de son système et de son bunker et “qui a la tête de quelqu’un qui sait que c’est arrivé mais qui ne sait pas comment ni quand cela va se terminer”.

Combien j’aurais aimé que tu sois encore parmi nous, pour nous aider à comprendre “Oiseau”, avec tes mots si simples, si profonds et si beaux. Bien à toi Jacqeus Prévert…

Paris – Orléans
le 17 août 2005
Abdel Wahab Hani

awhani@yahoo.fr

Post-Scriptum :
L’Attitude irresponsable de Carthage

Fianlement M’henni est nommé à la tête de la “Maison” RCD, en attendant sa seconde vie :

Au moment de l’envoi de ce texte, InfoTunisie.com, portail clandestin des services de la ropagande, nous annonce ce qui suit : “Le Président Zine El Abidine Ben Ali a décidé de nommer M. Hédi M’henni, en tant que secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd)”. Et pour éviter qu’on ne se trompe sur la “qaulificatif” de “Président”, la Propagada nous précise dans un titre aussi long que la dépêche : “Le Chef de l’Etat nomme M.Hédi M’henni, secrétaire général du Rcd”.

Cela veudrait dire encore que le l’actuel Président considère son parti RCD comme une administration quelconque, sur laquelle s’étend son autorité et ses prérogatives régalireinnes de nominations et de limogeages. Certes, il est aussi le Président de ce parti, mais il doit agir en son sein comme un président du parti et non pas en ses qualités du “Chef de l’Etat”..

Cela vaudrait dire que le bunker n’a même plus besoin de respecter les formes et les usages. A en rajouter, il va finir par vider son parti de tout sens, politique s’entend, en le transformatnt en une simple administration.

Le bunker aurait pu inviter le premier vice-président Karoui et lui signifier de faire connaître la décision du présidnet de son parti. Mais de cela, le bunker ne veut point. Parce que cela donnerait un léger “poids” politique à Karoui. D’ailleurs, on est en droit de se demander quel est l’utilité de ce dernier ainsi que tout le Politburo ? Vu que le Président, tout court, n’a guère de respect pour le Réglement de son propre parti.

Un Président qui ne respecte pas le Réglement interne de son propre parti :

En recevant son Chaouch général de la Chaoucherie centrale, il y a deux semaines, le jeudi 4 août, le Président avait décidé denommer deux nouveaux Secrétaires généraux de deux Comitésde Cordianation (structure régionale) du RCD à La Marsa et à Siliana ! Alors que les Statuts et le Réglement interne sans clairs sur ce point. La nomination des Secrétaires généraus est du ressort du Politburo du parti et non de son président, beaucoup moins du Chef de l’Etat..

L’article 16 du Régelment interne du RCD stipule clairement et sans ambiguité que “le Secrétaire général du Comité de Coordination est nommé par le Bureau politique” et que “les Secrétaires généraux adjoints sont nommés, parmi les militants ayant plus de 4 ans d’ancienneté dont au moins deux à un poste de responsabilité, par le Bureau politique, qui fixe aussi leurs nombres et réparti leurs fonctions”. Dispositions confirmées dans l’Article 17 du même Réglement intereur, qui s’applique aussi au Président de ce “machin” de RCD..

Cette violation à elle seule aurait conduit n’importe quelle direction d’un parti politique, ou d’une ptoute petite association, au Bureau de Mohamed Habib Hriz, Directeur des Affaires politiques au Ministère de l’Intérieur, qui veille sur le bon respect des lois et des réglements. Mais le RCD de Ben Ali est une exception. Il est au “dessus” de tous et de tout. Il est “sous” Ben Ali, et n’estime responsable “sous” aucune autre autorité, même pas celle de la loi.

Personne n’en parle de cette excpetion, parce que nos intellos n’en voient rien. Ils passent leur temps à ajuster leurs lunettes, en plagient d’autres excpetions (…) pour se mousser un peu..

L’attitude irresponsable du Présidnet appelle et provoque le cahos :

Au delà de l’aspect juridique et légal, le problème se pose aussi politiquement. Le bunker affaibli le Politburo et le reste des structures politiques, élus” ou “nommées” du RCD, dit pompeusement “Rassemblement” (…) Constitutionnel (…) et Démocratique (…) ! Se faisant, il risque de créer encore du vide. Ce vide si dangereux pour tout régime politique.

Prenant le cas de “vacance”, évoqué au début de ce texte, mais s’agissant cette fois-ci du RCD. Rappelons au passage que parler de “vacance” à la tête d’une autorité n’est point injurieux et que la loi constitutionnelle est faite pour prévoir ce type de situations et éviter le cahos.

L’Article 20 du Réglement intérieur du RCD, et très probablement de ses Statuts, stipule clairement que : “En cas de vacance au poste de Président du Rassemblement entre deux Congrès, le Comité central se réunit, dans un délai de deux semaines, pour élire un nouveau président, à l’appel du Bureau politique. Ce dernier continue à gérer les affaires courantes du Rassemblement pendant ladite période”.

En vidant le Bureau politique de toute consistance et de tout sens, en agissant de la sorte ; en le marginalisant dans des occasions telles que la nomination des Secrétaires généraux des Comités de Coordination ou à l’occasion de la nomination d’un nouveau Secrétaire général, l’acteuel Chef de l’Etat étend son attitude irresponsable au sein même de son propre parti. Provocant et appelant ainsi le cahos après sa disparition forcée par la volonté des hommes ou du ciel ou par son départ volontaire. Après moi, c’est le déluge, semble dire le locataire de Carthage.

La valeur d’un vrai chef historique, au delà de ses convictions démocratiques, théocratiques ou même autocratiques, se mesure aussi à sa capacité d’éviter le cahos après son retrait ou sa deisparition. N’était-ce pas là, entre autres choses, le géni politique de feu Habib Bourguiba qui a su préserver la Tunisie en gérant de son propre règne la transition après lui. Et sur le plan des lois, avec la succession automatique du Premier Ministre, jusqu’à terme du mandat en cours, et sur le plan politique pour éviter le vide politique. Malheureusement, l’héritier a été trop mauvais et son entourage a été des plus répugnants.

La “République de Demain” inscrite dans l’agenda de la propaganda de Carthage nous prépare le cahos, si ne nous y prenons garde.

Nous, veut dire nous autres tunisiennes et tunisiens, de tout bord, de tout horizon et de toutes les régions, les générations et les différentes familles philosophiques et politiques, y compris celle et ceux qui sont venus ou qui attendent encore la délivrance au sein même de l’ancien Destour. Loin des sirènes de la guerre et des seigneurs du clash de civilisation au sein de leur même pays, les tunisiens sont capables de cohabiter pacifiquement. Parce qu’ils savent que la loyauté première est celle qui nous lie, nous tous, à la Patrie.

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