Les robes noires libres sont notre sérieuse chance pour en finir avec la dictature. Il faut les soutenir et les relayer.

Que nous soyons tous solidaires des robes noires libres et courageux, que nous soyons tous solidaires les uns des autres car rester spectateur et passif en temps de dictature est un crime contre la patrie. C’est notre chance la plus sérieuse (le dictateur a sérieusement peur du combat des avocats pour la liberté et la justice) pour reprendre le flambeau des avocats libres et faire chuter la dictature. Rappelons-nous, l’avocat Bourguiba a gagné contre le colonialisme car il a été soutenu par ses compatriotes.

Je suggère aux avocats tunisiens dignes et courageux une action symbolique : faire grève une journée par semaine en mettant du scotch sous forme de X sur la bouche (dans les enceintes des palais de justice) en guise de protestation contre la répression du régime et ce tant que leurs confrères n’ont pas été libérés.

Les avocats tunisiens méritent la solidarité de toute la population et en particulier estudiantine qui doit se mobiliser pour défendre avec les avocats le droit à une justice indépendante et de faire bouger la rue pour enfin faire chuter cette dictature haineuse et retranchée sous terre en mettant sur le front et pour les basses besognes des “juges” et des “journalistes” mercenaires.

Les avocats tunisiens sont aujourd’hui le dernier bastion capable de résister à la dictature et pourquoi pas allumer la flamme qui la brûlera à jamais.

Dans un autre pays, devenu démocratique, ce sont les colonels patriotes (la révolution des oeillets au Portugal) qui ont fait la révolution, pourquoi pas les avocats patriotes tunisiens qui balayeront la dictature du pouvoir. Le pouvoir est très conscient de l’importance et de la dangerosité du mouvement des avocats, c’est pour cela qu’il frappe fort et c’est pour cela qu’il faut que les étudiants, les lycéens, les enseignants, les fonctionnaires, les cadres, les syndicalistes et par la suite la masse populaire les soutiennent par tous les moyens afin de faire chuter le régime dictatorial en Tunisie.

Les ingrédients d’une insurrection populaire en Tunisie sont là : l’affaire de Me Abou, ses suites et la solidarité de ses confrères, le SMSI, la visite de Sharon, les visites du CICR aux prisons tunisiennes… ne demandent qu’un catalyseur pour faire tomber la dictature.

De tous les avis (diplomates et connaisseurs de la Tunisie), il ne faut que quelques milliers de manifestants dans chaque grande ville tunisienne pour que le premier usurpateur et grand traître disparaisse du paysage tunisien !

Soyons courageux pour notre pays, c’est un honneur et un DEVOIR que de libérer sa patrie du colonialisme de la dictature mafieuse. A nous de passer à l’action si on ne veut pas que la dictature s’éternise.

Je termine mon plaidoyer en lançant un défi au premier ministre Mohamed Ghanouchi : Monsieur le 1er ministre, si vous êtes un homme libre, si vous êtes innocent de la répression exercée quotidiennement et systématiquement contre les voies libres en Tunisie, si vous êtes innocent des crimes et délits commis contre des prisonniers d’opinion et des militants de défense des DDH, si vous êtes innocent de la délinquance organisée et commanditée au plus haut niveau de ce qui reste de l’état tunisien, si vous êtes innocent des élections mascarades, si vous croyez en l’état de droit, la liberté d’opinion et d’information, la liberté d’association et de réunion, des élections transparentes et si vous êtes patriote alors je vous défi de cesser d’être caution d’une dictature en fin de vie en démissionnant de toutes vos fonctions (1er ministre, et autres fonctions au RCD). Le peuple appréciera votre geste. Sinon l’histoire vous rattrapera.

Salutations citoyennes.

Citoyen sans dignité dans son pays.

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