La folie des grandeurs – d’après René Magritte

Le narcissisme est un trouble psychiatrique caractérisé par une surestimation de soi et de ses capacités, un sentiment d’être unique, un besoin d’être reconnu comme exceptionnel et une critique mal vécue.

Tous ces défauts on les rencontre chez Ben Ali, Kaddafi, Moubarek, Bush, Sharon, Castro, Poutine, on les voit aussi chez Ganzoui, Kallel et cie, ils sont également présents chez le commissaire du quartier où vous résidez et même chez l’agent de police qui vous surveille. Ces mêmes abjections étaient toujours là dans l’histoire ancienne et récente (Pinochet, Franco, Bourguiba, Assad, Saddam, …).

Ce trouble de la personnalité, n’est pas un fait du hasard ou du brassage chromosomique, ni la conséquence d’éléments environnementaux c’est tout simplement un phénomène que crée la société et qui en subit les folies parfois hélas meurtrières.

En tant qu’élément d’un ensemble, l’être humain « normal » est dans l’incapacité de faire face à l’extrémisme des narcissiques, il n’a les moyens ni la formation pour enrayer le mal dont souffre ces personnes.

C’est pour cette raison que des individus se sont réunis en groupes politiques, sociaux, syndicalistes, cyber dissidents…, leur but c’est de réfléchir ensemble sur les remèdes nécessaires à soigner le narcissisme des dictateurs.

En industrie pharmaceutique, il existe différentes étapes et intervenants pour l’élaboration d’une drogue. Les laboratoires de recherches multiplient les essais sur l’animal puis appliquent les théories sur l’être humain qu’il soit malade ou sain, ceci nécessite un financement et une rigueur accrue.

Etant donné que nous, peuples arabes et musulmans, nous ne possédons pas ce type de laboratoires, que devrions nous faire alors ? Aller chercher les remèdes chez les autres ou se contenter de faire des projets en sachant d’avance que faute de moyens ils ne seront jamais concrétisés ? Le narcissique de toute façon ne guérira jamais seul de sa maladie, au contraire, plus la maladie avance et plus les signes s’ankyloseront et seront irréversibles. Alors que faire ?

Prenons l’exemple le plus facile à étudier, celui de Ben Ali, il sait pertinemment qu’il finira dans un petit trou comme son prédécesseur, il sait aussi que comme Bourguiba personne ne viendra se recueillir et pleurer sur sa tombe ? Il sait que l’être humain n’est pas éternel, il sait que le nombre de jeunes tunisiens qui fuient sa dictature augmente en flèche, il est au courant de tous les partis légaux et illégaux d’oppositions et même de nawaat…mais pensez vous qu’il a des regrets, pensez vous qu’il se remet au moins une seule fois en question, et bien non… il pense que tout ce qu’il fait est juste parce que tout simplement c’est LUI qui le fait. Ben Ali n’est pas né dictateur, c’est la société tunisienne d’une façon ou d’une autre qui l’a créé et elle doit assumer sa responsabilité.

La société tunisienne n’est pas capable de reconnaître la responsabilité de cet échec, elle pense que c’est son destin qui a voulu que les choses se soient passées ainsi. Et bien il faut alors la saisir, il faut lui montrer que c’est sa faute, qui sera chargé de le faire…un leader, un vrai. Nous n’avons pas besoin ni d’élaborer des projets ni de financement, notre pari est l’être humain, c’est lui qu’il faut travailler et c’est sans aucun doute lui qui trouvera seul le chemin de la liberté.

Les discours stériles, les projets sans fondements et qui ne prennent pas en compte la réalité de ses phénomènes et leur importance ne mèneront nulle part, un jour ou l’autre on se rendra compte que nous courons derrière une chimère. Les intellectuels continueront à s’isoler du reste et du peuple et la boucle sera bouclée en attendant qu’un autre narcissique prenne le pouvoir.

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