Les honteuses contradictions de la politique française.

Il n’y a pratiquement aucune convention, ni loi, ni raison, ni logique, ni rationalité quelconque pour qu’un gouvernement démocratique, et, raison de plus le bastion de la liberté, de la légalité et de la fraternité, un pays refuge de tous les persécutés dans le monde, en l’occurrence la France, agisse d’une telle manière, combien honteuse et en flagrante contradiction avec les valeurs qui constituent l’assise principale de la République, et, autorise l’extradition d’un homme en le livrant, non pas à une justice ou un gouvernement élu démocratiquement, ou un pays mais bel et bien à un régime dictatorial et ennemi déclaré d’un peuple qui souffre toutes les affres et les calamités que ne cesse de lui causer une minorité agrippée autour d’un tyran dont les effrayantes caractéristiques de terreur sont amplement connues.

Il ne s’agit là d’aucune application de loi de la part du gouvernement français, mais hélas du piétinement pure et simple des toutes les lois. Car livrer un homme, et, quelle que soit la nature de l’accusation portée contre lui, sachant pertinemment à qui on le livre, aux pires ennemis de son peuple, cela signifie tout simplement être participe, être complice de cette dictature et de l’effroyable sort qu’elle réserve à toutes ses victimes. Cela signifie aussi condamner d’avance cet homme, sinon aux tortures les plus inhumaines, mais certainement aussi à une horrible succession de dégradations physiques et morales qui termineraient – comme le palmarès du régime le démontre amplement – avec la propre vie des victimes qui tombent entre ses acérés crocs qui ruissellent en permanence le sang.

On se demande et avec raison, quelles sont les motivations qui ont conduit le gouvernement français à piétiner les valeurs de la république qui constituent la colonne dorsale de l’état ? – Est-ce que finalement ces valeurs qu’on veuille humaines d’abord et républicaines ensuite, ne s’appliquent pas à tout le monde de la même manière ? – Ou est-ce que les humains ne sont pas sur le même pied d’égalité ? – Et alors ces valeurs ne sont pas aussi universelles qu’on ne veuille le faire croire ? – Ce sont des interrogations entre autres qu’on se fait même si les réponses ne seraient plus d’aucune utilité pour la victime qu’on a remise bien ligotée à ses bourreaux sachant le cruel sort qui l’attend, mais provoquent sans aucun doute de profondes inquiétudes sur la nature des lois et des valeurs morales, et, leurs applications sur une terre qu’on considère un sanctuaire, un refuge sûr pour tous les persécutés du monde indépendamment de leurs origines, couleurs, idées idéologies ou religions.

On ne veut pas croire que l’état français ait finalement succombée aux tentations méphistophéliques de considérer la pensée des arabes et musulmans qui revendique une identité légitime propre soit banalisée, absurdement simplifiée, ridiculisée et finalement défigurée au point de voir que le sort des membres de cette communauté, tous les membres qui présentent une résistance quelconque à l’arbitraire, à la trahison des aspirations de leur peuple et à la terreur exercée par cette poignée d’individus au pouvoir, soit considéré sans importance aucune et ne doit ni émouvoir ni susciter la moindre préoccupation ni politique, ni sociale, ni morale. Alors que si justice, il y avait dans cette affaire ça aurait exigé de la part des autorités françaises un acte, justement conforme à la gloire des idéaux de la République, qui condamne sans appel ce régime exécrable et non pas un acte abominable qui prive la personne de ses qualités humaines, sa dignité et ses droits pour la réduire finalement à un simple objet politique en la livrant impitoyablement à la pire espèce des tortionnaires de la terre en ce moment.

Il est pénible de constater que l’application des lois, ou prétendue comme telle, et, précisément dans ce cas là, relève plutôt d’une certaine haine qui semble malheureusement trahir les valeurs républicaines de la France et mettent à nu l’esprit peu reluisant de sa politique actuelle qui s’écarte dangereusement et à une vitesse vertigineuse des vertus pour se rapprocher aussi rapidement des vices. On ne se réfugie pas en France pour devenir français, on se réfugie en France parce qu’on croit que la France respecte les identités différentes des peuples et par-dessus-le marché, elle proclame solennellement son engagement à respecter et défendre les identités des peuples, tous les peuples sans distinction dans leur liberté, leurs droits et leurs aspirations. Ou est-ce que les idéaux sont une chose et la politique en est une autre ? – Ou est-ce que les grands principes de la République ont fini par se réduire à de simples instruments de grandiloquence qui masquent les plus abjects et des intérêts et enfin pour servir l’hypocrisie de certains personnages de l’Etat ou celle que dictent les circonstances du moment ? – Aucun ni les personnages en question, ni l’Etat ne s’en sortiront jamais agrandis avec de tels actes dont les retombées négatives tôt ou tard se feront sentir par la société entière.

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