Urbanisme : vers la fin de l’Etat ?

Une célèbre agence américaine d’architecture, ARCFLY, a récemment publié sur sa page facebook le cliché de l’une des constructions anarchiques qui pullulent en Tunisie depuis la révolution et en titrant d’un ton sarcastique : « Il y’a un pays dans le monde où tous ses citoyens sont à la fois architectes et ingénieurs en génie civil. Devinez lequel ? ». Où sont les pouvoirs publics ? Sont-ils dépassés ? Ruinés ? Désœuvrés ? Sont-ils en train de réfléchir à une solution à ce massacre urbain ?

Hkeya #6 : La Cité des rêves incertains

Quand il s’agit de projets d’envergure nationale, les gouvernements successivement en place en Tunisie, depuis l’ère bourguibienne, consolidée par l’ère ben-alienne, et en voie de consolidation, voire de solidification depuis les ères postrévolutionnaires, spéculent d’abord en terme d’embellissement, d’ornementation, de ravalement de façade avant de cogiter sur les examens et analyses approfondis en matière de dossiers et de chantiers étatiques, publics, ou semi-publics.

Tunisie : Et la révolution du développement durable, c’est pour quand ?

La notion de Développement Durable (DD) a été introduite en 1987 dans le rapport Brundtland par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations Unies. La définition donnée à l’expression indique que c’«est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».