Reportage à Souk Sidi Boumendil : la survie passe par le déconfinement

De Bab Alioua à Bab Jazira, une cohue de voitures couvre la rue. Des dizaines de personnes portant des sacs en plastiques guettent les taxis libres, qui se font rares. Plus on s’approche de Boumendil, plus l’affluence est grande. Dans ce souk, hub des produits de contrebande, la vie reprend comme avant à la veille de l’Aïd. Mais les séquelles comme la menace du coronavirus planent sur la rue bondée.

الافتتاحية: الفساد ”الرّسمي“ يُحارب الفساد ”الموازي“

راجَ في الآونة الأخيرة حديث حول استئناف ”الحرب الحكومية على الفساد“، بعد تواتر أخبار إعلامية حول إيقافات في صفوف عدد من المهرّبين بجهة صفاقس. لم تترافق هذه الأخبار المنشورة على أعمدة الصحف والمُتداولة في الإذاعات والتلفزات والمواقع الإلكترونية مع توضيحات رسمية حول أهداف الحملة الجديدة وحصيلتها وخلفياتها، وهو انعكاس لاستمرار السياسة الحكومية في إدارة هذا الملف، والتي تنهض بالأساس على الاستعراض الآني دون بناء استراتيجيات لتفكيك الظاهرة. هذه السياسة ليست مدفوعة بشكل كلي بحسابات الحكم، وإنما تكشف عن فشل بنيوي في مكافحة الفساد، في ظل اختراقه لمؤسسات الدولة وبُنى الاقتصاد والمجتمع وارتباط فَاعِليه بمنظومة الحكم.

Michaël Ayari (ICG – Tunisia): Intra-elite struggle, social movements and inclusive economy

The last report of the International Crisis Group (ICG) about Tunisia diagnosed corruption and clientelism as the main problems plaguing Tunisia’s “national unity” government. Titled “Blocked Transition: Corruption and Regionalism in Tunisia”, it called for a more inclusive formal economy for business newcomers and entrepreneurs. It also drew attention to the fringe group of business leaders operating in the informal sector, and cited this group’s involvement in backing the protests occurring in the south of the country. That idea inspired a backlash of criticism concerning ICG’s framing of the conflict as an intra-elite struggle. Nawaat had a meeting with Michael Béchir Ayari, senior analyst for ICG Tunisia. Interview.

Moncef Cheikhrouhou

Échanges avec Moncef Cheikhrouhou, économiste : “السياسة الاجتماعية ماهيشي صدقة”

Sur les médias, en matière de pseudo-experts économiques autoproclamés, il faut reconnaître que nous sommes gâtés en Tunisie. Sur les plateaux TV, l’indigence de nos journalistes en matière économique n’a d’équivalent que la vulgarité des « calculs d’épiciers » des « pseudo-experts » à la M. J et semblables. C’est dire le plaisir que nous avons eu à accueillir M. Moncef Cheikhrouhou, économiste de renommée, rare sur les médias tunisiens.

Plan de Développement et ses rendez-vous manqués

Le règne de l’impunité conjugué à une détérioration du service public s’est traduit par une perte de confiance des citoyens en leurs institutions. Quant à l’accès aux opportunités économiques, il reste bloqué par le barrage du clientélisme et du copinage. Ce faisant, il renforce le sentiment de marginalisation de pans entiers de la société, qui entretiennent désormais l’espoir d’une vie meilleure à l’étranger.

Loi de finances 2017 : les limites opérationnelles de la lutte contre la corruption

Entre 2014 et 2016, la Tunisie a dégringolé de la 40ème à la 76ème dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, se retrouvant bien loin derrière les leaders du continent que sont le Botswana, les Seychelles ou le Rwanda. Conscient de ce contexte, le gouvernement a affiché la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscale comme étant l’une de ses priorités dans l’élaboration de la loi de finances 2017. Quel sera son impact ? Analyse.

من هو مبروك كورشيد؟

كان كورشيد يرى أن فرض السلطة لا يتم بالقوة وإنما بترسيخ قيم المواطنة واستيعاب أهل الجنوب الغاضبين من تهميش الدولة. نصائح جمّة وجهها المحامي لكنه انقلب عليها يوم بات ملف جمنة بيده، فأعلن أن الدولة ستمارس القوة لتسترد أملاكها. ولم يدّخر جهدا في مهاجمة أهالي جمنة واصفهم بـ”القرامطة واللاوطنيّين“.

L’exception tunisienne à l’épreuve de Daech

Est-ce que nous sommes vraiment devant un moment fondateur qui permet de construire une vraie unité nationale? Le fossé qui s’est creusé entre l’élite politique et une bonne partie du peuple tunisien depuis le départ de Ben Ali, les discours politiques qui ont régulièrement stigmatisé le Sud l’accusant de tous les maux de la Tunisie, la faillite des élites à apporter une réponse viable aux revendications de la révolution, l’accroissement des inégalités sociales, la corruption généralisée, etc. ; tous ces paramètres permettent-ils de croire que la guerre contre « Daech » est suffisante pour garantir la cohésion nationale et la stabilité du « modèle tunisien » ?