A Hay Hlel, le vaste chantier de l’association Moussenda

Avec sa mauvaise réputation, le quartier Hay Hlel suscite des peurs « exagérées », selon Dorsaf Yakoubi, la présidente de Moussenda. Œuvrant dans l’action sociale, elle connait bien la cité. Dans ce qu’elle appelle « une zone considérée comme hors du territoire tunisien », les besoins des habitants sont multiples. Son association milite contre l’abandon scolaire et pour une meilleure inclusion sociale des jeunes du quartier.

سيدي حسين وظاهرة الانقطاع المدرسي، أو حين تكون ”الخربة“ أكثر إغراء من المدرسة

الانقطاع عن الدراسة يعود إلى أسباب نفسية وصحية واجتماعية. هل هذا كل ما في الأمر؟ بالتأكيد لا. إذا أُريد لهذا الموضوع أن يُفتح بالشكل المطلوب علينا أولا أن نحدد منطقا ما في تناوله، هل سنكتفي بالبحوث والدراسات والأرقام؟ أم أن الأمر يتطلب سبرا لأغوار الظاهرة بشكل مباشر ومعاين وميداني على نحو ما.. هناك، في أزقة حي سيدي حسين بتونس العاصمة.

Enseignement technique en Tunisie, où va-t-on ?

L’enseignement de base, tel qu’il est aujourd’hui, laisse derrière lui des victimes ; un certain nombre d’élèves qui n’ont pas pu ou su s’y adapter pour diverses raisons. Parmi ces raisons, il y a la précarité, l’abandon parental, le manque de motivation et parfois même un handicap qui n’a pas encore été diagnostiqué (et qui ne le sera peut-être jamais). En résultent redoublement à répétitions, abandons scolaires, chômage, délinquance.

المنقطعون عن الباكالوريا: الهجرة من الدراسة إلى العمل الاضطراري

صدرت نتائج الباكالوريا أخيرا، النتائج التي انتظرها الجميع، التلاميذ والأولياء والأقارب والأصدقاء. ويعتبر صدور النتيجة -رغم اهتزاز صورة هذا الامتحان المصيري- أحد الأحداث المحورية في الشأن الوطني. وبمتابعة تطورات قطاع التربية في تونس فإن هذا الحدث المنتظر يمكن أن يُوضع تحت بقعة ضوء أخرى تكشف أن شهادة الباكالوريا بالقدر الذي ترمز فيه إلى نهاية مرحلة وبداية مرحلة جديدة، إلا أنها تعتبر لدى الكثير من التلاميذ حدّ النهاية، لتُفتح أمامهم أبواب أخرى أُجبِروا على دخولها ـ لأن الفقر لا يمكّنهم من استئناف الحلم.

100.000 enfants déscolarisés par an en Tunisie, une catastrophe majeure

L’échec scolaire, ou encore la déscolarisation, l’abandon, la déperdition ou le décrochage scolaire, est le fait pour les enfants ou les adolescents entre 6 et 18 ans d’abandonner leurs études scolaires pour une raison quelconque. Les raisons de la déscolarisation sont nombreuses, elles peuvent être sociales, familiales, financières ou personnelles. Ce phénomène a touché, d’après une étude réalisée par Khaled Boughzou, de l’Université de Tunis 1, 100.000 jeunes pour la seule année scolaire 2012/2013. Durant l’année 1984/1985, la déscolarisation n’avait touché que 26.000 jeunes et en 1994/1995, elle avait atteint 57.613 élèves.

A Douar Hicher et Cité Ettadhamen, « à 18 ans, on est déjà mort » !

Leur insurrection singulière a tissé la narration d’une révolution annoncée. Ce fut un moment éphémère de gloire et d’espérance. Entre le 12 et le 13 janvier 2011, les jeunes insurgés de Cité Ettadhamen ont bien cru que l’isolement, où on les maintenait, allait être levé. Mais, il n’en fut rien. Au contraire, après les délits de pauvreté et de délinquance, le salafisme est venue exacerber les discours de stigmatisation qui empoisonnent la vie des habitants.

Abandon scolaire en Tunisie: Des chiffres alarmants banalisés par la crise économique et occultés par le ministère de tutelle

Ce lundi 15 septembre, des milliers d’écoliers ont, fièrement, porté leurs tabliers et leurs cartables pour aborder une nouvelle année scolaire. Au même moment, d’autres enfants se trouvent forcés à porter des tenues de travail après avoir, définitivement, quitté l’école et basculé dans le monde des responsabilités. Ces jeunes, qui entament une vie d’adultes prématurée, n’ont pas vraiment le choix. Malgré leur présence de plus en plus remarquable dans les souks ou dans les ateliers d’artisans, peu de gens s’en indignent.