Peu coutumière des grandes polémiques publiques, l’UTICA agit généralement avec discrétion et sans faire d’esclandre. Mais, là, semblent dire ses dirigeants, la coupe est pleine. Ils reprochent au projet de loi des finances, guère favorable pourtant aux classes populaires, de faire peser sur les épaules des investisseurs une charge fiscale beaucoup trop lourde. Selon eux, les « sacrifices » n’auraient pas été équitablement répartis. Seules les doléances de l’UGTT auraient été prises en compte par « crainte » des mouvements sociaux et pour des raisons de basse politique. Formulées  dans un document intitulé « Entre assainissement et relance » et rendu public le 25 septembre dernier, les exigences du patronat n’auraient suscitées par contre que l’indifférence du gouvernement.