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Les élections pour le renouvellement de la moitié du bureau du conseil national de l’ordre des médecins de Tunisie viennent de se dérouler au début du mois de janvier 2015. Elles ont permis de renouveler de moitié les membres du conseil conformément aux textes régissant son fonctionnement.

Et comme c’est devenu une (mauvaise) habitude, ces joutes électorales se sont déroulées dans une quasi indifférence du corps médical, tout secteur confondu, puisque moins de 5% des médecins inscrits au tableau de l’ordre y ont participé.


Il faut dire que depuis longtemps cette institution est devenue pour les médecins synonyme d’apathie et de torpeur. De plus, il est évident que depuis la révolution, le CNOM ne suscite plus l’intérêt des politiciens ni celui des médecins, accaparés tous, par la politique où de nombreux médecins ont occupé le devant de la scène (Marzouki, Ben Jaafar, Zaouia pour ne parler que des plus en vue).

Ainsi donc, les médecins qui attendaient la composition de leur nouveau conseil ont été surpris par la nouvelle de la suspension d’activité des nouveaux élus après la mise en cause devant les tribunaux de la régularité du scrutin de janvier !

En effet, il s’avère qu’un membre sortant du conseil, candidat malheureux à sa réélection, déçu par le résultat des urnes, aurait invoqué auprès des tribunaux deux griefs :

1/ l’irrégularité selon lui, de deux candidatures d’ex-membres démissionnaires de conseils régionaux, dont lui même avait pourtant signé le procès verbal d’approbation !

2/ la non présentation au cours de l’assemblée générale concomitante au scrutin d’un rapport qu’il aurait lui-même dû présenter !


Nous avons aussi appris, que les membres restants du bureau, non concernés par la suspension, ont sollicité l’autorisation du juge pour continuer à assurer le fonctionnement du conseil en attendant le verdict définitif qui peut trainer, mais ils ont vu leur requête refusée !


Et comme si cela ne suffisait pas, certains membres sortants, dont le plaignant à l’origine de la controverse, continuent de siéger tranquillement et à assurer le “fonctionnement” d’un conseil de l’ordre dorénavant couvert de ridicule, et dont les décisions concernant certains aspects de son activité (diplômes, compétences…) risquent de souffrir de nullité, avec les graves conséquences qu’on n’ose imaginer.


En somme un désordre qui n’honore pas une institution qui se veut la gardienne de l’ordre et qui mérite une refonte de fond en comble de ses textes réglementaires, de son déploiement régional (Pourquoi pas un CROM dans chaque gouvernorat ?) et de son mode de gouvernance, tous aujourd’hui dépassés.

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