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Ali Anouzla, journaliste Marocain, lauréat de nombreux prix dont celui du “Leaders for Democracy“, décerné par le “Project on Middle East Democracy” (POMED) et, tout récemment, choisi par RSF comme l’une des figures des “100 héros de l’information“, contribuant “par leur travail ou leur combat, à promouvoir la liberté prévue par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, celle de “chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit”“.

Outre l’idée qu’Ali se fait du journalisme et de son fort engagement en faveur de la liberté de la presse, il fait partie de ces personnalités avec lesquelles on aime partager nos perceptions tout comme nos lectures des événements du monde qui nous entoure. Et c’est avec un grand bonheur que, récemment, Nawaat a partagé de tels moments avec Ali à Rabat, lors de la conférence internationale « Freedom of Expression and Human Rights in the Digital Age. »

Et parce que l’Internet défie les distances, Ali est également un collaborateur de Nawaat avec sa rubrique, “Lettre de Rabat”, qu’il alimente régulièrement. En sollicitant Ali Anouzla pour sa participation à Nawaat, notre équipe fut singulièrement enthousiaste de concrétiser une telle collaboration horizontale intermaghrébine. Il était également de notre devoir d’ouvrir nos colonnes à Ali, censuré qu’il est dans ce Maroc aux traditions millénaires, que nous apprécions tant.

Hélas, ô combien hélas, les traditions, aussi millénaires soient-elles, n’ont jamais empêché la bêtise politique de ceux qui nous gouvernent. Et Dieu sait combien, nous-mêmes en Tunisie, avons souffert de celles d’un certain Ben Ali.

Face au harcèlement et à la répression que subit notre collègue et ami Ali Anouzla au Maroc, Nawaat exprime aux côtés de 12 autres organisations tunisiennes (voir ici-bas), toute sa solidarité à Ali et exhorte les autorités marocaines à mettre fin à ces exactions, indignes des ambitions démocratiques du peuple marocain.

La Rédaction, le 17 septembre 2014.

 

Douze ONG tunisiennes appellent les autorités marocaines à mettre un terme
au harcèlement judicaire et politique du journaliste Ali Anouzla.

Les associations et organisations non gouvernementales tunisiennes, signataires du présent appel, demandent instamment aux pouvoirs publics marocains d’annuler les poursuites judiciaires engagées contre le journaliste Ali Anouzla, qui est la cible, depuis septembre 2013, d’un véritable harcèlement judiciaire et politique visant à l’intimider et à étouffer sa voix, de procéder à la réparation des préjudices qu’il a subis, et de lever la censure abusive exercée contre le journal électronique « Lakome.com ».

Ali Anouzla, un des journalistes arabes les plus respectueux des règles et de l’éthique du journalisme et directeur de la version arabophone du journal électronique marocain «Lakome.com», a été arrêté le 17 septembre 2013, pour avoir publié un lien vers le site du quotidien espagnol «El País» comprenant une vidéo d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), « menaçant la sécurité du royaume », selon l’ordre d’arrestation. Un an après, Ali Anouzla vit toujours en liberté provisoire.
Après avoir passé plus d’un mois en prison, Ali. Anouzla a été libéré le 26 octobre 2013, grâce à une forte campagne internationale, à laquelle la Coalition Civile pour la Défense de la Liberté d’Expression (CCDLE) et plusieurs ONG tunisiennes ont pris part. Ce journaliste indépendant reste poursuivi selon la loi anti-terroriste et risque une peine de 20 ans de prison.

Le 20 mai dernier, Ali Anouzla devait se présenter devant le juge d’instruction à Rabat lors d’une 6e audience, mais celle-ci a été reportée «sine die». Depuis cette date, un silence plane sur cette affaire, hypothéquant l’avenir du journaliste et du journal Lakome.com. Ce dernier, dans ses deux versions (arabophone et francophone), est toujours censuré, privant ainsi les Marocains d’une information libre et indépendante.

Les Associations et Organisations signataires :

– Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) ;
– Association de Recherche sur les Transitions Démocratiques (ARTD) ;
– Association Tunisienne pour la Défense des Valeurs Universitaires (ATDVU) ;
– Association Vigilance pour la démocratie et l’État civique ;
– Centre de recherche sur l’opinion publique, les médias et la gouvernance locale ;
– Centre de Tunis pour la Liberté de la Presse (CTLP) ;
– Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) ;
– Forum Tunisien pour les Droits Économiques et Sociaux (FTDES) ;
– Association « Lam Echaml » ;
– Ligue Tunisienne pour la défense des Droits de l’Homme (LTDH) ;
– Observatoire des Libertés Académiques des Universitaires Tunisiens (OLAUT) ;
– Syndicat tunisien des radios libres (STRL).

 

12 منظمة حقوقية تونسية تدعو السلطات المغربية للاسراع برفع الحصار عن
الصحفي علي أنوزلا والجريدة الالكترونية “لكم”

تونس في 17 سبتمبر 2014- تدعو المنظمات الحقوقية التونسية الممضية أسفله السلطات المغربية للاسراع بالغاء الملاحقات القضائية ضد الصحفي علي أنوزلا – الذي يتعرض منذ يوم 17 سبتمبر 2013 الى سلسلة من التضييقات القضائية والسياسية من أجل إسكات صوته – ولجبر الأضرار الناجمة عن هذه التضييقات وانهاء الرقابة التعسفية التي تتعرض لها الجريدة الالكترونية المستقلة “لكم”.
ويجدر التذكير بأن علي أنوزلا، رئيس تحرير القسم العربي لجريدة “لكم”، والذي يعد من أكثر الصحفيين العرب التزاما بقواعد المهنة الصحفية وأخلاقياتها، تم اعتقاله في 17 سبتمبر 2013 لنشره لرابط يؤدي الى مقال منشور في موقع صحيفة ال”باييس” الاسبانية يحتوي على شريط فيديو لتنظيم “القاعدة في المغرب الاسلامي”. وقد اعتبرته السلطات المغربية ” مهددا لأمن المملكة”، حسب ما ورد في قرار الاعتقال.
وتم الافراج عن علي أنوزلا في 26 أكتوبر 2013 اثر حملة دولية واسعة النطاق شارك فيها الاتلاف المدني للدفاع عن حرية التعبير وعدد اخر من المنظمات غير الحكومية التونسية. ويظل هذا الصحفي الى اليوم ممنوعا من ممارسة عمله وملاحقا بقتضى قانون مكافحة الارهاب في المغرب ومهددا بحكم قضائي قد يلقي به في السجن لمدة عشرين عاما.
وعند مثول علي أنوزلا للمرة السادسة أمام حاكم التحقيق باحدى محاكم الرباط في 20 ماي الماضي، قرر حاكم التحقيق تأجيل القضية الى أجل غير مسمى ليستمر بذالك الاستخفاف والتلاعب بمستقبل هذا الصحفي واحتجاب الجريدة الالكترونية “لكم”وحرمان الشعب المغربي من حقه في اعلام حر ومستقل.
المنظمات الموقعة:
– الجمعية التونسية للنساء اليمقراطيات
– جمعية البحوث في الانتقال الديمقراطي
– الجمعية التونسية للدفاع عن القيم الجامعية
– جمعية يقظة من أجل الديمقراطية والدولة المدنية
– جمعية لم الشمل
– الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الانسان
– المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية والاجتماعية
– مركز تونس لحرية الصحافة
– مركز البحوث في الاعلام والرأي العام والحوكمة المحلية
– مرصد الجامعيين التونسيين للحريات الأكاديمية
– النقابة التونسية للاذاعات الحرة
– لجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الانسان في تونس

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