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Alors que nous fêterons dans quelques jours le deuxième anniversaire de la fuite du tyran, la Tunisie vit au rythme des scandales et des crises. Crises institutionnelles et crises politiques sont devenues, depuis quelque mois, le quotidien du paysage politique tunisien. À preuve, la constitution qui tarde, pas de date de prévue pour les élections, et l’exaspération qui fait rage à Seliana puis à SidiBouzid ces dernières semaines. La crise de confiance politique dans laquelle s’est enlisée la Tunisie ces derniers mois, a nul doute atteint son paroxysme avec le derniers bras de fer entre le gouvernement et l’UGTT à la suite des évènements du 5 décembre 2012. Cette crise politique semble être caractérisée par l’accentuation de la crise de société précédant la phase de transition démocratique et renforce chaque jour le dysfonctionnement des instituons. Les politologues les plus alarmistes nous parlerons d’un «risque d’obsolescence institutionnelle» qui nous risque de mener à l’obsolescence de l’appareil gouvernementale et plus largement, une dislocation de l’appareil d’Etat.

Il n’y a pas de Nation sans Etat, pas plus qu’il n’y a d’Etat sans projet de société. Et cela semble manquer terriblement aux discours politiques dominant qui rivalisent dans la surenchère et la démagogie. Ainsi «emploi», «investissements», «droits», « libertés», «démocratie», «justice» sont devenus les éléments incontournable des discours les plus populistes et des promesses les plus farfelues, privant les mots de leur substance. La fin (électorale) justifie les moyens (pour conquérir les pouvoir). Nous assistons au déploiement d’une logique politicienne; certainement pas d’une logique politique. Rappelons-le si besoin est : la politique est le champ de chose public, de l’intérêt général. Mais dans cette logique d’impasse, les efforts des acteurs politiques se préoccupent à garder le pouvoir, ou bien, à le contester. Alors, comment dépasser la crise ? Comment sortir de l’impasse ? Quelle vision et quel projet de société pour la Tunisie ?

Il est manifeste que la classe politique tunisienne semble échouer à répondre à ces questions sans nourrir la logique d’impasse et la solution est peut-être à chercher ailleurs dans un univers épargné, dans une certaine mesure, par la logique politicienne : la société civile. Et c’est peut-être de là que «viendra le salut», comme l’affirmait le militant Gilbert Naccache.

Et pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, la société civile tunisienne voir grand, même très grand. Plus de 170 associations et organisations ont décidé de s’unir autour d’un projet commun : Le Projet de la Société Civile lors des assises de la Société civile, qui se tiendront à Monastir du 20 au 23 décembre 2012. et dont le résultat sera l’élaboration d’un projet de société global. Durant cet évènement, les études et les recherches réalisées dans différents domaines par des organisations non gouvernementales et des experts seront discutées et harmonisés puis enrichies dans les différentes régions du pays. Objectif ? Aboutir à un consensus autour d’un unique projet qui sera présenté à l’opinion publique et aux décideurs politiques.

Consolider les acquis du peuple tunisien autour des valeurs de l’Etat civil de la démocratie du respect des droits de l’Homme et de l’égalité parfaite sans discrimination ni réserve aucune, sont selon les organisateurs les bases fondatrices de ce projet décliné en 15 ateliers et et 4 thèmes : développement Economique et Social, Réforme du Système Educatif et Promotion des Arts et de la Culture, le Régime Politique, la Décentralisation et la Démocratie Participative, le Respect des Principes des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales et la Protection de l’Environnement.

Les internautes pourront réagir et contribuer à la rédaction du projet à travers un blog participatif dédié

La vidéo : Les Assises de La Société Civile

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