Crédit photo: parismatch.com

Dans un communiqué de presse daté du 13 décembre, La FIDH, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le Réseau euro-méditerranéen pour les droits de l’Homme (REMDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont exprimé leur vive inquiétude de la « recrudescence d’actes de violence perpétrés dans le cadre de manifestations en Tunisie » et saluent la volonté de l’UGTT de maintenir le dialogue après l’annulation de la grève générale prévue le 13 décembre.

Gaz paralysant, pierres, bâtons et armes blanches contre le rassemblement de l’UGTT

Elles font notamment référence aux individus « identifiés comme appartenant aux ligues de protection de la révolution » qui se sont attaqués aux manifestants de l’UGTT le 4 décembre, alors que le syndicat commémorait le 60e anniversaire de l’assassinat de son fondateur Farhat Hached.

Ces associations s’alarment notamment des appels à « l’épuration » du syndicat entendus ce jour-là par les assaillants armés de « gaz paralysant » et « d’armes blanches » et faisant usages de « jets de pierres » et de « bâtons », ajoute le communiqué. « Fonctionnaires de l’UGTT, syndicalistes, membres du bureau exécutif et des personnalités politiques présentes ont été victimes d’agressions verbales et physiques », détaille le même texte.

Risque de cécité pour 20 manifestants à Siliana

Le communiqué de presse revient également sur les manifestations violemment réprimées qui se sont déroulées à Siliana du 27 novembre au 1er décembre. Les manifestants « réclamaient la mise en place d’un plan de développement économique, le départ du gouverneur et la libération de 14 personnes détenues » et dans l’attente d’un jugement depuis avril 2011.
La répression de ces manifestations a fait plus de 200 blessés touchés par des coups de matraque et – plus grave – des tirs de chevrotine. Ces munitions pourraient entrainer la cécité de 20 personnes blessées selon le communiqué.

Appel au respect des obligations internationales

Après ces constatations, les organisations signataires « dénoncent ces actes de violence et appellent les autorités tunisiennes à diligenter des enquêtes indépendantes et impartiales afin que toute la lumière soit faite ». Elles appellent également à « assurer la sécurité des personnes et des institutions menacées ou agressées et à agir dans le respect des obligations internationales de la Tunisie et notamment de protéger le droit au rassemblement pacifique tel que garanti par l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la Tunisie en 1969 ».

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