Le syndicat des internes et résidents en médecine de Tunis a décidé à l’unanimité une grève qui se déroulera le 30 et 31 octobre 2012.

Dans ce cache cache politique, où le ministre de la santé publique a dit oui à tout pour ensuite faire ce qui lui plait, les médecins et bien entendu leurs patients se retrouvent être les premières victimes.

Non, le syndicat des médecins internes et résidents n’est pas victime d’un délire. Un accord a bien été signé par le ministère de la santé publique. Et pourtant, le ministre n’en fait qu’à sa tête.

Le ministère de la santé publique a aussi dit oui à toutes les demandes des médecins hospitalo-universitaire mais idem. Aucune des clauses sur lesquelles le ministre a signé n’a été concrétisée. Face au non respect des engagements du ministère, les facultés de médecins se sont retrouvées paralysées.

L’encadrement des thèses et des masters ainsi que leurs soutenances se sont arrêtés empêchant des médecins d’obtenir leurs doctorats. Les examens de fin de spécialité, examen ultime pour l’obtention du diplôme de médecin spécialiste, n’ont pas eu lieu non plus.

Des médecins se sont même retrouvés devant le tribunal militaire à cause du service civil qui a pourtant été le centre de discussions avec le ministre de la santé qui se sont soldées par la ratification de sa suspension. (Le document du 24/07/12 le prouve)

En plus de tout ça, les conditions sécuritaires à l’hôpital n’ont connu aucune amélioration notable. Les médecins attendent toujours de voir se concrétiser les accords signés à cet effet avec le ministère de la santé publique et le ministère de l’intérieur.

Face à cette situation qui devient réellement handicapante pour les hôpitaux de la santé publique, les internes et résidents en médecine n’ont trouvé de dernier recours que la grève des soins pour tirer la sonnette l’alarme et appeler à une mobilisation de l’opinion publique de leur coté.

Un membre du syndicat nous dit :

 « On a vraiment peur de voir cette grève utilisée contre nous. Le ministère de la santé dit à qui veut l’entendre que les médecins manquent de patriotisme et ne veulent pas servir leur pays. Nous, on ne sert pas notre pays !? Quand eux ils dormaient le 13 et 14 janvier, qui a assuré les gardes malgré le risque encouru ? Qui fait fonctionner miraculeusement les hôpitaux malgré l’absence de moyens et d’infrastructure ? »

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