Lors de la conférence des « Amis de la Syrie » et après une introduction vague du ministre des Affaires Etrangères tunisien où la notion des « Amis» implique les politiciens et les opportunistes qui veulent réitérer le même scénario de la Libye, le Président de la République tunisienne a de suite mis les points sur les i.

M.Marzouki a rappelé que les revendications des Syriens qui se font massacrer sont les mêmes que ceux des Tunisiens durant la Révolution du 14 janvier. Cependant, devant la secrétaire d’Etat des Etats Unis Hilary Clinton et tous les représentants de la diplomatie étrangère, il lancé un “non” catégorique d’une intervention militaire –en répétant à trois reprises « de n’importe quel parti ».
Afin d’éviter les formules ‘trompe l’oeil” il a réitéré maintes fois ” Que veut dire être Les Amis de la Syrie » , afin de séparer le bon grain de l’ivraie. Car, aider la Syrie en évitant l’agenda de certains partis qui veulent faire de ce pays une “pièce géostratégique” pour leurs intérêts serait le challenge à concrétiser.
Ainsi, en mettant sur la table la position claire et nette de la Tunisie, Marzouki aura sans doute pris de court tous ceux qui auraient pour devise « Là où il y a le sang l’argent coule ».

M.Marzouki a signifié également un refus catégorique de la continuation des massacres en appelant à un cessez-le-feu. Il s’est aussi adressé à la Ligue arabe et aux Nations Unies en les sollicitant d’agir au plutôt pour faire face à la crise humanitaire en Syrie en apportant les secours nécessaires. Par ailleurs, il a proposé de suivre l’exemple yaménite en donnant l’immunité* au Président syrien Bashar Al Assad et à sa famille qui pourraient demander le droit d’asile à son allié russe.

Grâce à ce discours, la Tunisie, berceau des Révolutions arabes, se positionne dès lors comme un pivot important donnant le la des négociations qui auront lieu dans les prochaines heures. Par ailleurs, le but de cette conférence serait de faire en sorte que le sang ne coule plus.
Le Président a aussi déclaré, avec grand optimisme, que le dictateur ne va pas tarder à partir et que des élections se feront pour représenter le choix de la majorité sans que cela nuise à la minorité et à ses droits. Il a fait savoir aux présents que, d’après l’expérience tunisienne, la Syrie aura une longue convalescence économique et sociale et qu’il faudra anticiper un plan pour s’en sortir car il est difficile de construire sur des débris…

NB: “L’immunité des chefs d’État est un principe du droit international public qui veut qu’un chef d’État en exercice ne puisse être forcé de comparaître devant aucune instance étrangère ni être sanctionné, civilement ou pénalement par une telle instance. Cette impunité est sérieusement remise en question de nos jours, probablement parce que la seule sanction politique n’est plus considérée comme satisfaisante par l’opinion publique.
Des textes internationaux adoptés récemment prévoient de plus en plus souvent la responsabilité pénale de chefs d’État ou d’autres responsables étatiques, généralement en cas de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.” Source Wikipédia

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