Des jeunes Tunisiens se font arrêter chaque jour par les autorités pour consommation de cannabis(zatla), pourtant aucun contexte de sensibilisation ou d’éducation ne les protège du piège de la dépendance. Emprisonner des jeunes dans nos prisons où la torture est encore pratiquée ne résout pas le problème mais le rend encore plus grave… Des solutions doivent être apportées, entre autres, un travail de prévention au sujet des DANGERS du cannabis.La Rédaction

Crédit photo toxicomanie.org

Qu’on se le dise le Cannabis est une drogue. Ce mot ne devrait pas être pris à la légère. Dépénaliser le cannabis cela revient à admettre et accepter de prendre un risque majeur pour la santé publique. Le cannabis a des effets néfastes sur notre organisme et crée une dépendance. Le principe même de l’Etat et du gouvernement est d’œuvrer au bien suprême de la nation, il serait complètement invraisemblable de se dire que c’est Lui-même qui engendrera des générations de personnes souffrantes !

Qu’est ce que le Cannabis ?

Le cannabis reste pour beaucoup qui en parlent à tort et à travers, une grande inconnue. On demande, on estime, on juge mais au fond on ne sait pas quels sont les véritables effets de cette drogue. Seuls les médecins, les chercheurs et le corps médical peuvent y répondre. Ainsi voyons concrètement ce qu’il en est.
La substance active du cannabis est le THC. Il est stocké dans les graisses, les cellules du cerveau, etc. Ce stockage explique que les effets du Cannabis peuvent se poursuivre près de 24 heures après la consommation.
Ainsi, une expérience américaine, menée sur 10 pilotes professionnels s’entraînant sur simulateur de vol a montré que, 24 heures après avoir fumé un “joint”, ces pilotes commettaient des erreurs grossières de pilotages. Pourtant ceux-ci se sentaient en pleine possession de leurs moyens.
Cette expérience illustre certains effets du Cannabis : baisse de l’attention et de la concentration, modification de la motricité et de la coordination.

Les Conséquences d’une consommation de cannabis

Les conséquences dues à une consommation de cannabis peuvent être diverses. D’abord parce que cela touche tous les organes mais également parce que cela dépend de la dose consommée par un individu.
La conséquence la plus immédiate est une accélération du rythme cardiaque et un gonflement des vaisseaux sanguins (vasodilatation).
De plus, le Cannabis bloquerait un réflexe qui consiste à réagir par une vasoconstriction en cas de baisse de la tension artérielle. Cela engendrerait un risque accru de défaut d’approvisionnement en oxygène.
Le Cannabis a ainsi été à l’origine d’accidents cardiovasculaires ayant conduit à la mort.
Il s’agit de cas de “morts inexpliquées” subites, les analyses post-mortem montrant la présence de THC dans le sang ou les urines.
L’usage répété du cannabis entrainent également des troubles de la coordination, de la vigilance et de la vision (d’où un réel danger à prendre la route ou à travailler sur des machines, etc.). Le cannabis est à l’origine de plus de 10 % des accidents de la route mortels ou graves soit environ un millier de morts et 5 000 blessés chaque année en France.
Il convient également de voir que pour des personnes disons plus faibles, l’usage répété de cannabis peut entrainer une forte anxiété et une crise de panique (bad trip).
Outre ces points, on peut ajouter une altération de la mémoire et une perte d’attention et de concentration ainsi que démotivation pouvant conduire, lorsqu’il y a consommation répétée, à l’échec scolaire, à la marginalisation et à l’exclusion. Cette analyse montre que l’on prendrait un risque majeur à exposer nos futures générations a ce genre de pratique ! Ce n’est pas pour rien si c’est illégal un partout dans le monde.

Que contient la fumée de cannabis ?

Même si l’on ne fume pas, c’est le même principe que le tabagisme passif, être dans le même environnement qu’un fumeur de cannabis est un véritable supplice pour nos poumons.
La fumée de cannabis contient les mêmes éléments toxiques et cancérigènes que ceux du tabac comme le goudron, par exemple. Ces éléments entrainent à terme, des inflammations au niveau des bronches, des troubles asthmatiques et des altérations des fonctions respiratoires. La fumée de cannabis contient des éléments toxiques et cancérigènes 4 à 5 fois supérieurs à ceux du tabac et qui s’ajoutent aux composants nocifs de celui-ci. Elle est, de plus, inhalée profondément ce qui accroît les risques pour l’appareil pulmonaire.
Une utilisation raisonnée du Cannabis est-elle possible ?

De nombreux médecins proposent une utilisation raisonnée du Cannabis, sous contrôle médical, lors de certains traitements. Le Cannabis pourrait en effet diminuer la douleur. Ce point est largement discuté, certains médecins faisant remarquer que le Cannabis n’est pas plus efficace que certains des traitements qui existent déjà.
Aujourd’hui, certains pays admettent son utilisation thérapeutique, le plus souvent sous forme de médicament, en complément d’un traitement médical classique, pour ses propriétés « anti-douleurs » au bénéfice de certains patients qui ne supportent pas les prescriptions.
L’usage thérapeutique du cannabis, comme celui des autres stupéfiants, ne peut être pratiqué que sous un strict contrôle médical. On ne peut donc pas, parce qu’un produit est prescrit à certains malades graves, en déduire qu’il n’est pas nocif pour les personnes en bonne santé.

Un peu d’histoire pour mieux comprendre cette évolution…

Utilisé depuis l’Antiquité, le cannabis était présent dans de nombreuses préparations pharmaceutiques jusque dans les années 1930. Toutefois, les progrès des médicaments ont conduits à son retrait progressif et ses effets thérapeutiques sont apparus trop faibles au regard des effets secondaires indésirables sur le système nerveux central.
Substance illégale la plus consommée dans la plupart des pays, le cannabis est bien dangereux pour la santé. Sa consommation augmenterait ainsi de plus de 40% les risques de développer une maladie mentale tels des symptômes psychotiques passagers et de troubles de l’humeur. C’est la conclusion qu’apportent une trentaine d’études publiées dans la revue britannique The Lancet.
Les personnes qui ont consommé du cannabis, dans le passe, auraient 41% plus de risques de psychose que ceux qui n’ont jamais fait usage de cette drogue. Le risque augmenterait avec l’intensité de la consommation, les plus gros consommateurs ayant deux fois plus de risque d’un trouble psychotique.

Ce qu’on devrait en penser…

Le Cannabis est un sujet hautement polémique, et ouvert à de nombreuses discussions. Le THC, substance active du Cannabis, agissant sur des récepteurs spécifiques, situés en particulier dans le cerveau, peut altérer certaines facultés, ou le comportement des consommateurs.
Je m’oppose formellement à la dépénalisation du cannabis. Je m’explique, il ne s’agit pas de mettre en prison des adolescents, mais il faut que soit punie une personne qui déroge à la loi. En ce sens, on pourrait penser a une mise en place d’institutions, capable de gérer les ‘’consommateurs’’ ayant un problème donc avec le cannabis. Il y aurait également une sorte d’étape, effectivement, la récidive serait quant à elle passible d’une peine de prison. En ce qui concerne les ‘’dealers’’, les gros bonnets, ceux qui sont parfaitement conscients du mal qu’ils font, la prison serait pour eux, indiscutable.
Le droit est ce qui nous permet de vivre ensemble sans que notre société devienne une jungle. Se sentir au dessus de la loi, estimer qu’on peut l’enfreindre sans se soucier des conséquences est un comportement, d’abord égoiste, mais ensuite intolérable.
On ne peut pas laisser nos citoyens se droguer en toute impunité. Banaliser le cannabis, c’est repousser les barrières de l’interdit vers des drogues beaucoup plus dures.

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