Le sport a toujours été une arme, et ce tant sur la scène internationale que sur le plan économique, aussi est-ce pour cela que nos hommes d’affaires et politiciens tentent depuis toujours d’en avoir le monopole afin de contrôler le peuple et l’argent généré par les manifestations sportives.

Cependant, ce que les gouvernements oublient c’est que si le sport est une arme politique, c’est avant tout une arme populaire qui n’appartient qu’au peuple.

En septembre 2010, alors que la Tunisie se voyait encore avec ZABA pour les 20 années à venir, les supporters du Club Africain voyaient déjà la révolution arriver :

https://www.facebook.com/ClubisteFier/posts/143937188975250

Dans l’espace anonyme qu’est le stade de foot, black block fédérant la masse au delà des clivages politiques, les supporters sont avant tout des citoyens libres de s’exprimer. Le gouvernement le sait, et il en a peur.

Cette soif de liberté et d’indépendance s’est fait sentir tout au long de l’histoire des peuples arabes.
On peut citer le FLN algérien qui, avant 1962, crée sa propre équipe nationale constituée de joueurs se revendiquant algériens. Une tournée effectuée dans plusieurs pays a permis une reconnaissance symbolique d’une Algérie indépendante de la France. En Algérie toujours, le nationalisme berbère s’incarne dans une équipe de football : l’ancienne Jeunesse sportive kabyle.

Mais cela est valable également en Tunisie.
Il convient de rappeler qu’à sa création le Club africain s’est vu retirer l’appellation « islamique » par la France colonisatrice. De plus, alors que l’Espérance sportive avait en 1919 Mohamed Malki comme président, la France a voulu imposer au club africain :
la nomination d’un président de nationalité française ;
le changement de ses couleurs (rouge et blanc) pour le bleu (couleur de la France)
le renoncement au croissant et à l’étoile

Les pères fondateurs du club, et à travers eux toute la Tunisie, ont réussi à avoir gain de cause et à sauvegarder l’identité nationale que la France voulait violer.

Tout ceci pour démontrer que le sport est une arme politique de taille, que le gouvernement provisoire tente d’enlever au peuple Tunisien en limitant l’accès au stade et en exigeant que certains matchs soient joués à huis-clos.

Le sport est au peuple, et les équipes n’appartiennent pas aux politiciens, ni à la police qui réprime sans compter.

Le sport appartient aux supporters !

On nous a volé notre révolution, on nous a volé notre dignité, nos combats, nos rues…

Récupérons nos stades !

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