Par Des Diplomates Tunisiens,

Nous, groupe de diplomates du Ministère des Affaires Étrangères, voulons apporter quelques éclaircissements sur l’article apparu sur Saida Chtioui le 12 juin sur Nawaat.

Nous confirmons que Saida Chtioui était plus qu’une proche de Leila Trabelsi et qu’elle a usé de cette amitié pour connaitre une ascension fulgurante malgré son incompétence notoire et qu’elle a détruit des carrières de diplomates qui refusaient de se soumettre à sa malhonnêteté intellectuelle. Il est important de savoir que Saida Chtioui née Mahjoub serait très proche du fameux Haj Mahjoub, mari de Jalila Trabelsi.

Nous confirmons que Abdelwaheb Abdallah la craignait. Ce dernier ne la portait pas dans son cœur mais il la voyait comme une concurrente directe dans sa relation avec l’épouse du président déchu.

Un des chefs d’accusation qui devrait être retenu contre elle, est celui de complicité de fuite de Abdallah Kallel de Suisse vers la France alors qu’un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui. Éric Sottas, directeur de l’Organisation Mondiale contre la torture à Genève accuse A Kallel de torture de milliers de Tunisiens. Nous voulons apporter la précision suivante, la responsabilité de Mme Saida Chtioui était entière lors de la fuite de l’ancien ministre de l’intérieur du fait qu’elle était ambassadrice de Tunisie en Suisse, alors que l’ambassadeur à Genève était accrédité uniquement auprès de l’ONU. Saida Chtioui s’est rendue à l’hôpital de Genève où Kallel était hospitalisé et a organisé sa fuite vers la France avec une voiture de l’ambassade.

Nous confirmons que Saida Chtioui a été nommée ambassadrice en Suisse pour ouvrir et gérer des comptes bancaires de la famille mafieuse. D’ailleurs l’ouverture de comptes en banques de certains Trabelsi en Suisse coïncident avec la période de Saida Chtioui dans la capitale helvétique.
L’amie de Leila Trabelsi a bien profité également de l’argent public. Elle a séjourné durant deux mois dans un des meilleurs hôtel palace de la capitale Helvétique en avançant l’alibi des travaux à la résidence. Tout le monde sait que Mme Chtioui avait la possibilité d’habiter à la résidence du moment que les travaux concernaient une des salles de bain, une des cuisines et la clôture extérieure de la villa.

De toute manière elle n’a reçu dans le cadre de son travail durant cette période aucun diplomate étranger ou responsable suisse ni dans son palace hôtel ni à l’Ambassade. Le seul but de ces travaux était de mieux répondre à ses attentes ostentatoires et à celles de la famille Trabelsi qui séjournait régulièrement en Suisse. Tous ceux qui connaissent la résidence à Berne y compris l’architecte du Ministère pensent que ces travaux n’ont jamais été une nécessité urgente. Ils ont coûté à l’Etat tunisien un montant inimaginable sans oublier la note des deux mois à l’hôtel palace.

Par ailleurs, son fils s’est permis avec l’autorisation de sa mère de conduire la Mercedes, voiture principale de l’ambassade de Berne. Il a eu un accident et les frais ont été payé par l’état Tunisien.

Nous tenons également à rendre hommage à un ancien agent de service de l’ambassade de Berne décédé, celui-ci a été licencié alors qu’il avait apporté entière satisfaction à tous les anciens ambassadeurs qui ont précédé Mme Saida Chtioui depuis plus de 30 ans. Il a été licencié gratuitement ainsi que d’autres anciens membres du personnel qui sont disposés à témoigner, parce qu’elle voulait caser ses siens. Il a été harcelé moralement par elle et menacé d’expulsion du territoire suisse parce qu’il a osé se plaindre. Celui-ci a fini par décéder d’une dépression nerveuse.

La majorité des diplomates et du personnel des ambassades qui l’ont connu à Varsovie, à Londres, et à Berne ont eu une suite de carrière chamboulée voire détruite pour certains. Sa stratégie était de licencier et remplacer le personnel ancien dans chaque Ambassade ou résidence où elle était afin de ne laisser aucune trace. . Le personnel ancien connait bien les détails surtout des objets de valeurs des résidences et elle ne voulait pas après son passage laisser des témoins. Elle n’hésitait pas bien sûr de mettre sur le dos de ses collaborateurs tous ses agissements et erreurs.
Tous ceux qui l’ont connu vous diraient qu’elle a toujours excellé dans la diffamation et le dénigrement de ses collègues et de ses collaborateurs.

En 2005, des mois après la nomination du professeur Abdelbaki Hermassi au poste de Ministre des Affaires étrangères, ce dernier a voulu se séparer de Saida Chtioui pour incompétence et pour des fautes très graves qui seront certainement publiées un de ces jours.
C’est finalement A Hermassi qui fut remercié après l’intervention de Leila Trabelsi en faveur de sa protégée.

Saida Chtioui figure en flou derrière Leila Ben Ali, sur la couverture du livre “La Régente de Carthage”

Il faut savoir que Saida Chtioui se moquait des fonctionnaires et employés originaires des régions défavorisées et les surnommaient les SDVP ( sous- développés) pour l’ironie du sort elle est originaire d’un village qui s’appelle Beni Hassan.
Elle ne s’opposait jamais à des diplomates comme Habib Mansour natif de Hammam Sousse et dont Ben Ali était témoin de son mariage ou Khalil Belhouane, ex -secrétaire général du ministère qui était ex-maire de Sousse et protégé de Hamed Karaoui.

Nous tenons également à informer les Tunisiens que Saida Chtioui a reçu des pots de vin de la part du PDG de LG Tunisie pour que celui-ci soit introduit dans les milieux des affaires asiatiques. Elle a également facilité, avec la collaboration du ministre du commerce de l’époque, l’importation de produits chinois pour le compte des Trabelsi.

Les chefs d’accusations qui devraient être retenus contre elle sont les suivants :

  1. Complicité de fuite d’un tortionnaire sous mandat d’arrêt international.
  2. Homicide involontaire suite à un harcèlement moral
  3. Abus de pouvoir.
  4. Complicité de fuite de devises des Trabelsi
  5. Corruption
  6. Harcèlement moral sur plusieurs diplomates et personnel de service
  7. Licenciement abusif du personnel de service des Ambassades
  8. Diffamation et allégations à l’encontre des diplomates et du personnel de service

Saida Chtioui a eu plusieurs échanges téléphoniques avec Leila Trabelsi après le 14 janvier. Pourquoi le gouvernement provisoire n’enquête pas? Saida Chtioui est une contre révolutionnaire.

Nous apprenons cependant, qu’elle fera partie de la liste des 14000 Tunisiens interdits de se présenter à toute élection et interdit de vote.

Un sit-in pacifique devant le ministère des affaires étrangères est dores et déjà prévu le 15 juillet à partir de neuf heures du matin pour demander sa radiation du ministère et le retrait de son passeport diplomatique.

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