Imed Trabelsi acquitté dans l\'affaire des yachts volés à Tunis le 30 janvier 2010

Le tribunal de première instance de Tunis vient de rendre son jugement, quatre moi après le procès tenu en France dans l’affaire des yachts volés, contre les trois prévenus poursuivis en Tunisie. Le Parquet du tribunal correctionnel d’Ajaccio, S’appuyant notamment sur une convention judiciaire franco-tunisienne de 1972 qui prévoit que des ressortissants tunisiens soient jugés dans leur pays, avait demandé de disjoindre les poursuites contre les trois hommes, présentés comme les commanditaires du trafic, en attendant leur procès dans leur pays.

Les deux neveux du président Ben Ali, Moez et Imed Trabelsi, suspectés d’être les principaux commanditaires du vol de trois yachts français, ainsi que Nahouel ben Mohamed el Habib Abd el Hafidh présenté en état d’arrestation ont pu ainsi voir leur dossier classer en catimini selon les règles d’une justice à la tunisienne qui doit suffire au big brother français pour oublier définitivement cette affaire qui à assez empoisonné les rapports entre les deux pays.

C’été le samedi 30 janvier 2010, après la fermeture du tribunal et le départ de tous le monde : magistrats, avocat, employés et public que la huitième chambre correctionnelle choisi de retourner en catimini en salle d’audience pour tenir un simulacre de procès réservé à un seul dossier. Cela pouvait servir un jour de scénario sur l’histoire des années noires de notre pays. Le palais de justice totalement désert, trois hommes en noir sorte d’un bureau fermé et se dirigent dans des couloirs sombre vers une grande salle de tribunal presque vide ou il vont rejoindre un greffier et deux avocats réquisitionné avec un seul suspect étroitement gardé par des hommes armés pour commencer le procès.

A 15 heure 30 minutes le président du tribunal « Lassad Chammakhi » appelle à la barre les trois prévenu dans cette affaire, mais un seul accusé se tient debout du banc des accusés pour s’approcher de la barre juste devant lui. C’été « Nahouel ben Mohamed el Habib Abd el Hafidh » les deux autres Moez et Imed Trabelsi n’ont pas dénier honorer de leur présence la simulacre minutieusement arrangé.

Le président d’un air surréaliste assomme le pauvre greffier d’inscrire sur le procès verbal d’audience « les trois accusés se sont présenté devant le tribunal.. » incrédule et hésitant, le pauvre greffier ne voit qu’un seul accusé et il doit mentionner trois, il se pli à la volonté de son président voyant que personne à part lui n’a présenté aucune réaction à la scène absurde qui est en train de se dérouler, il se contente d’inscrire comme une machine les mots débités.

Et comme un bon procès ne peut se dérouler sans avocats, Maitres Ben Saidana et Dhib ont bien joué leurs rôles dans la comédie par la défense de leurs clients présents « fictivement » car dans un procès pénal un avocat ne peut plaider en l’absence de son client.

Tout cela n’a pas pris beaucoup de temps, même le jugement été prêt pour être prononcé séance tenante : Imad trabelsi acquitté, Moez Trabelsi condamné à un an de prison avec sursis et Nahouel Abd el Hafidh deux ans avec sursis même s’il les a passé en prison.

Mission terminé, tout ce petit monde se disperse dans les couloirs du palais pour changer leurs parures de comédiens avant de le quitter heureux d’avoir servi la patrie.

Yahyaoui Mokhtar
Tunis le mercredi 10 février 2010

Tunisia Watch

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