Mustapha Ben Jaafar.La candidature de l’opposant tunisien Mustapha Ben Jaâfar, chef du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT, légal), à l’élection présidentielle prévue en Tunisie le 25 octobre a été rejetée par le Conseil constitutionnel, a-t-on appris dimanche auprès de l’intéressé.

Selon le Dr Ben Jaâfar, ce rejet semble être motivé par une interprétation qu’il conteste de la loi constitutionnelle “contraire à la lecture des juristes” et aux “motivations officielles” visant à élargir le champ des candidatures.

Je suis surpris, sans l’être tout à fait“, a-t-il déclaré au téléphone à l’Associated Press. Il a dénoncé “une décision politique” à la base de sa mise à l’écart, en déplorant “une occasion perdue” dans le sens de l’ouverture.

Lors du dépôt de sa candidature, ce vieux routier de la scène politique tunisienne, 69 ans, s’était dit convaincu que son dossier était “conforme à toutes les conditions constitutionnelles et présentait des arguments juridiques sérieux“.

Il avait prôné l’alternance au pouvoir et la limitation à deux du nombre des mandats présidentiels, rendu illimité par un amendement constitutionnel adopté par référendum en 2002.

Le Dr Ben Jaâfar est le deuxième dirigeant de l’opposition à se trouver hors course, après le chef historique du Parti démocratique progressiste (PDP), l’avocat Néjib Chebbi.

Restent en course trois candidats de l’opposition, dont deux modérés, Mohamed Bouchiha (PUP) et Ahmed Inoubli (UDU), considérés comme proches du pouvoir, et Ahmed Brahim (Ettajdid) qui se présente comme un “vrai candidat de l’opposition“.

Leurs candidatures ont été, en revanche, validées, ainsi que celle de l’actuel président Zine El Abidine Ben Ali qui, fort du soutien du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), est quasiment sûr d’être réélu pour un cinquième mandat successif de cinq ans.

AP

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