Ahmed Brahim, secrétaire général du Mouvement Ettajdid, candidat à l\'élection présidentielle de 2009

Un candidat de l’opposition à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain en Tunisie a dénoncé mercredi le “blocage” médiatique qui prévaut dans le pays à quelques mois du scrutin.

Lors d’une conférence presse, Ahmed Brahim, qui porte les couleurs du mouvement Ettajdid (Le Renouveau, ex-Parti communiste de Tunisie), une formation de l’opposition légale et de personnalités indépendantes, a tiré “la sonnette d’alarme” sur une situation qu’il a qualifiée d'”intenable et inacceptable”.

Il s’est révolté contre “l’ostracisme” dont il se dit victime de la part des moyens d’information publics, depuis qu’il a déclaré son intention de se porter candidat “sur un pied d’égalité” avec le candidat du pouvoir, l’actuel chef de l’Etat Zine El Abidine Ben Ali.

De tous les candidats annoncés, je suis le seul à être systématiquement exclu de la télévision, qui reste monopolisée de façon quasi-absolue par le candidat du parti au pouvoir, mais qui s’ouvre parfois et de façon exceptionnelle sur des partis considérés comme proches du pouvoir, voire complètement satellisés

, a-t-il fustigé.

Pour remédier à cette situation, il préconise “une réforme radicale de l’ensemble du système de l’information,” et la mise en place d’un observatoire national de la liberté de la presse et d’expression.

Il n’est pas normal que le secteur de l’information reste dans l’état où il est, un état d’arriération, de verrouillage, de monopole total, soumis entièrement au pouvoir exécutif. Jusqu’à quand va-t-on continuer à avoir une information aussi fermée, aussi médiocre, aussi unilatérale?

, a déploré cet universitaire de 62 ans. AP

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