Un ancien vice-consul de Tunisie, en poste à Strasbourg en 2001, sera jugé le 15 décembre par la cour d’assises du Bas-Rhin, à Strasbourg, pour tortures et barbarie sur une Tunisienne en Tunisie, une première en France, selon l’avocat de la victime.

“Ce procès, qui durera une journée, a un caractère historique car c’est la première fois qu’un diplomate étranger devra répondre de faits de tortures commis à l’étranger devant une juridiction française”, a déclaré à l’AFP Me Eric Plouvier, défenseur de la victime présumée, Zoulaikha Gharbi.

Mme Gharbi, une mère de cinq enfants, accuse Khaled Ben Saïd, ancien commissaire de police et ex-vice-consul à Strasbourg, de l’avoir torturée, insultée et humiliée pendant près de 24 heures dans les locaux de la police de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie), surnommé le “commissariat de la torture”, afin de lui extorquer des renseignements sur son mari, soupçonné d’activités hostiles au président Zine El Abidine Ben Ali, selon Me Plouvier.

L’ancien diplomate n’a jamais répondu jusqu’ici aux convocations de la justice française et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Il sera défendu à l’audience par Me Olivier Salichon, du barreau de Colmar, qui a déclaré ne pas être autorisé à indiquer si son client viendrait en personne aux assises.

“Mme Gharbi veut obtenir justice”, a déclaré son avocat. Cette femme, qui habite aujourd’hui à Paris, avait porté plainte contre le vice-consul alors en poste à Strasbourg, en invoquant le code de procédure pénale qui prévoit que toute personne qui s’est rendue coupable de la violation de l’article premier de la Convention des Nations unies contre la torture peut être poursuivie et jugée en France, si elle se trouve en France.

Source : AFP

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