Vendredi 13 juin s’est ouvert le procès en appel de Sameh Harakati et de ses co-accusés, après une série de reports.

A la surprise générale des présents lors de cette audience publique, le principal accusé, Slim Arfaoui, s’est rétracté de ses dires antérieurs, et a reconnu avoir chargé à dessein Sameh Harakati. Il a endossé l’entière responsabilité des faits commis et a totalement disculpée Sameh Harakati. Quant aux autres accusés, ils ont avoué ne pas la connaître. Il en va de même avec butin issu du trafic de voitures, dont le montant est estimé à six mille dinars, Slim Arfaoui confessant que Sameh Harakati n’en avait pas touché la moindre part, contrairement à ses aveux passés. Il n’en fallait pas plus pour que l’accusée, ses proches et la défense, poussent, une fois la surprise passée face à ce revirement imprévu, un soupir de soulagement et puissent espérer un non-lieu pour la jeune femme, définitivement blanchie par celui-là même qui l’avait accusée depuis le début de l’affaire.

Toutefois, le jugement n’a pas été prononcé à l’issue de la séance et il devrait l’être lors de la prochaine audience, annoncée pour le 4 juillet prochain.

Dans sa livraison du 14 juin, le journal Essabah a « rendu compte » à sa façon du procès, passant totalement sous silence les dires du principal accusé, et exonérant par son article et par avance la justice d’une quelconque erreur judiciaire, qui, si elle s’avérait confirmée, aurait coûté à Sameh Harakati un an et demi d’emprisonnement dans des conditions inhumaines. En voici quelques morceaux choisis : « Des membres d’une bande de voleurs et de trafic de voitures font appel des jugements prononcés contre eux.

Cinq accusés, dont une jeune fille, qui avaient fait appel de condamnations à l’emprisonnement allant de 9 à 11 ans pour constitution d’une bande en vue d’agresser les personnes et les biens et de trafic de monnaie tunisienne et de vol caractérisé avec usage de violence, ont été présentés aujourd’hui devant la chambre criminelle de la Cour d’Appel de Tunis.

Les faits remontent à l’année 2006 […]

Les investigations ont mis en évidence le complicité des cinq accusés dont la jeune fille. Ils ont reconnu devant l’enquêteur les détails des faits et un autre accusé a reconnu sa participation à un trafic de marchandises entre la Tunisie et l’Algérie ainsi qu’entre l’Algérie et la Tunisie.

De même, les investigations ont mis en évidence que les accusés avaient mené des dizaines d’opérations similaires à l’affaire de ce jour;

Pour cela, ils ont été condamnés devant le tribunal de Première Instance de Tunis. La première a écopé de onze ans d’emprisonnement pour tous ces chefs ainsi que le second qui a pris onze ans, le troisième 10 ans. Quant au quatrième et au cinquième, ils ont écopé de neuf ans et ils ont attaqué ce jugement et se sont présentés devant la Cour d’Appel. L’accusée s’est rétractée et a nié les accusations portées contre elle, quant aux autres accusés, ils ont reconnu les faits dont-ils sont accusés.

Après accord, le tribunal a suspendu la séance pour le prononcé du jugement.

Sabah. Ch.» (1)

Luiza Toscane, 14 juin 2008

(1) Traduit de l’arabe. L’article est consultable dans son intégralité et en langue originale.

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