Il y a d’un coté cette couverture des dernières actualités si douloureuses de la Tunisie par Canal du Dialogue et de l’autre, le gros titre d’aujourd’hui « Au cœur de l’actualité : Un havre de paix, de prospérité, de liberté et de progrès pour tous » par Mouldi M’Barek.

Parce que ces deux sources s’opposent si radicalement quant à la présentation de la situation actuelle qui prévaut dans notre pays, je ne peux que conclure que l’une des deux incarne l’image la plus méprisable de ce que peut représenter un certain « journalisme ».

Inutile d’en dire plus, je préfère juste reproduire un extrait de la «Déclaration des devoirs et des droits des journalistes» de Munich adoptée par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) au Congrès d’Istanbul en 1972.

 

Déclaration des devoirs

Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche et le commentaire des événements sont :

1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue : ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.

4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement, ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste, et n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

10. Refuser toute pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de la rédaction.

Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus : reconnaissant le droit en vigueur en chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière professionnelle, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre



 

Astrubal, le 12 juin 2008
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