L’histoire de la Tunisie est le produit d’un double enracinement maghrébin et français. Historiquement, la Tunisie est liée à la France tandis que géographiquement elle appartient à l’Afrique du nord, à l’échelle continentale, et au bassin méditerranéen à l’échelle régionale. L’historiographie tunisienne est ainsi marquée par une double influence de ces différents espaces géopolitiques qu’il est indispensable de dissocier pour une présentation succincte de l’historiographie tunisienne.

La colonisation Française. Carte postale © Diplomatic Archives Centre in Nantes (CADN)

De l’Histoire colonialiste par les colonisateurs…

Jusqu’aux années 70 – et encore à l’heure actuelle –, l’histoire coloniale est restée celle des puissances colonisatrices et non celle des territoires colonisés. Des ouvrages comme le volumineux Histoire des colonies françaises (1) de Gabriel Hanoteaux et Alfred Martineau en 1929 ou encore de Georges Hardy Histoire de la colonisation française (2) en 1943 sont dominés par la tendance colonialiste pendant le XIXème siècle et le premier XXème siècle. Cette histoire change de ton et passe dans le camp anticolonialiste durant les années 1960, peut-être sous l’effet d’une certaine « mauvaise conscience européenne ». Dans le contexte de la décolonisation et de la littérature anticolonialiste des Aimé Césaire et autres Frantz Fanon (3) , les historiens, tant « métropolitains » qu’issus des anciennes colonies, jugent devant le tribunal de l’Histoire la colonisation européenne des XVIème-XXème siècles, en atteste le contestataire Mythes et réalités de l’impérialisme colonial français (4) d’Henri Brunschwig.

Cette décennie est riche en et travaux publications sur l’histoire de la colonisation et cet engouement est notamment trahi pas la publication dans une édition synthétique et de vulgarisation de L’Histoire de la colonisation française (5) par Xavier Yacono en 1969. Des travaux comme ceux de Daniel Rivet sur Le fait colonial et nous : Histoire d’un éloignement (6), RIVET (Daniel), dans la revue d’histoire, Vingtième siècle en 1992 avec une réflexion sur le pouvoir et l’oppression dans les colonies, et sur les chantiers historiques à ouvrir atteste de ce renouvellement de l’histoire. Parallèlement, l’histoire coloniale change de point de vue et de perspective en s’intéressant à l’histoire des ex-colonisés, en s’attachant à restituer la « vision des vaincus » suivant des problématiques proches de l’ethnologie et de l’anthropologie. Vers une histoire qui se décolonise

Il faut donc attendre le début des années 1990 pour assister à une « décolonisation » partielle de l’histoire coloniale. Notons, pour exemple, les travaux de l’historien Elikia M’Bokolo sur l’histoire de l’Afrique (7) pour une « histoire des vaincus par les vaincus » ! Du côté métropolitain, de nombreuses synthèses sur la colonisation française sont publiées à partir des années 1990 en adoptant une tonalité qui se veut neutre, objective et nuancée sur le système colonial français. Ainsi, la vision européocentrique de l’histoire est délaissée au profit de synthèses et de monographies qui s’intéressent désormais aussi à la colonisation russe ou japonaise. Les objets d’études se modifient eux aussi, suivant en cela l’évolution des grandes problématiques historiques. L’histoire des institutions, de l’économie ou des pratiques coloniales laisse la place à une histoire des représentations coloniales. Depuis une dizaine d’années, un collectif de chercheurs regroupés au sein de l’association ACHAC (Association connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine), travaille ainsi sur les représentations et les imaginaires coloniaux et post-coloniaux. Pour autant, la tendance anticolonialiste reste encore très présente à l’heure actuelle. On pense notamment aux publications du groupe de recherche « Répression, contrôle et encadrement dans le monde colonial au 20ème siècle » de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP), sous la houlette de Marc Ferro . On pense aussi au numéro spécial du Monde Diplomatique, « Polémiques sur l’histoire coloniale », et surtout à la publication récente, toujours sous la direction de Marc Ferro, du Livre noir du colonialisme, sous le titre explicite, “de l’extermination à la repentance” , qui réunit les contributions des principaux chercheurs en histoire coloniale et post-coloniale.

Le mouvement des décolonisations a enfin donné naissance à une nouvelle branche de l’histoire coloniale, l’histoire post-coloniale née dans le monde anglo-saxon avec des changements de perspectives qui évoluent dans toutes les aires géopolitiques ex-colonisées, ainsi en Afrique noire, en Amérique latine et au Maghreb.

La complexité de l’historiographie du Maghreb

L’historiographie du Maghreb connaît la même dynamique que l’histoire de la colonisation française. Cette histoire a été, comme les pays constituant le Maghreb « colonisée » puis « décolonisée ». Ainsi, durant la période coloniale, une histoire colonialiste, faite par les Français et s’adressant aux Français est écrite et largement diffusée. Sans s’étendre sur les déterminants de la propagande coloniale inhérente à ces publications, il est à noter que les ouvrages sur l ‘Afrique du Nord, contemporains de la colonisation, n’échappent pas au ton bien-pensant de leurs auteurs qui vantent les louanges de la conquête française et le bien-fondé de la présence française. Ce parti pris colonialiste est patent dans des ouvrages comme L’Afrique du Nord : Tunisie, Algérie, Maroc de Henri Lorin (8) en 1908 ou encore de Emile-Félix Gautier sur Le passé de l’Afrique du Nord ou l’islamisation de l’Afrique du Nord (9), sous-titre explicite, Les siècles obscurs du Maghreb. A cet effet, Abadallah Laroui dénonce « la malchance du Maghreb [comme thème familier à toute l’historiographie de la période coloniale] : malchance de n’avoir pas reconnu la valeur civilisatrice de la conquête romaine, malchance d’avoir du accepter l’Islam, (…) » , soit malchance d’avoir traversé ces « siècles obscurs » (10). Ce leitmotiv est en effet présent auprès de la pléiade d’auteurs de cette histoire colonialiste du Maghreb dont « personne ne conteste la valeur scientifique et la bonne foi mais la lecture de leurs travaux laisse une impression pénible et décevante » (11).

Quelques années avant l’indépendance des pays d’Afrique du Nord, s’amorce le mouvement de « décolonisation de l’Histoire » comme pour inaugurer le courant anticolonialiste des années 1960 avec l’influence de l’Ecole des Annales et le développement marxisme en Histoire. Les remarquables travaux de Charles-André Julien (12) qui font encore référence aujourd’hui en font foi. Dans ce contexte de la «décolonisation de l’histoire et du développement de la littérature anticolonialiste des Aimé Césaire et autres Frantz Fanon », on retrouve sur le Maghreb Albert Memmi pour juger la Psychologie du colonisateur (13).

Le paroxysme de la décolonisation de l’Histoire du Maghreb est atteint avec le plaidoyer au titre éloquent (14) de Mohamed Sahli Un changement de pole est manifeste dans les travaux de Jean Ganiage (15) puis de Charles Robert Ageron qui privilégient un autre angle d’approche. Un glissement s’opère avec un changement de centre, l’abandon de l’européocentrisme en faveur d’un « maghrébo-centrisme ». Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne l’Histoire de l’Algérie (16) ce qui amène un déséquilibre notoire en faveur d’études sur l’Algérie au détriment des autres pays du Maghreb encore palpable aujourd’hui. Ce déplacement du centre et la floraison de travaux sur l’Algérie sont notamment illustrés par la thèse de Guy Pervillé sur les étudiants algériens (17). Outre ses travaux d’orientation générale sur la colonisation française (18), les travaux de Guy Pervillé font référence sur la politique coloniale française en Afrique du nord (19) ainsi que sur l’épineux problème de la guerre d’Algérie dont il présente une synthèse en 1993 (20). Ainsi, cette translation bénéficie à l’ensemble de l’Afrique du nord en revalorisant l’intérêt d’études sur le Maghreb dans les sciences sociales. Elle est cependant contemporaine d’un renversement des tendances par la montée d’une historiographie Le contre-pied anti-colonial est donc franchement entrepris dans les années 1960 avec la naissance d’une vague d’auteurs revendiquant des idées nationalistes. Pour le cas de la Tunisie, les auteurs entrant dans la mouvance nationaliste et extrême seront cités plus bas. Contre les orientations extrêmes, une orientation médiane est prise dans les années 90 jusqu’à la parution récente du Maghreb à l’épreuve de la colonisation de Daniel Rivet (21) . Aussi, ce dernier affirme-t-il « notre passé colonial est suffisamment éloigné pour que nous établissions enfin avec lui un rapport débarrassé du complexe d’arrogance ou du réflexe de culpabilité (22).» Ce blocage historiographique semble être encore d’actualité même si la situation a évolué depuis l’appel de Neguib Bouderbala pour un « regard froid sur la colonisation (23)».

Entrée des catacombes et monument du Colonel Vincent qui les découvrit en 1888

Les grands tournants de l’Historiographie de la Tunisie

Ces préliminaires sur l’historiographie au Maghreb corollaire de notre réflexion plus globale sur l’historiographie de la colonisation nous permet de replacer l’historiographie tunisienne dans les cadres géopolitiques qui interagissent sur sa construction. Si dans son ensemble, l’évolution de l’historiographie tunisienne obéit aux mêmes rythmes que l’historiographie du Maghreb et de la colonisation, elle a aussi ses temps propres et forts qu’il s’agit ici d’expliciter. De prime abord, la Tunisie possède en effet une riche tradition historiographique musulmane comme en atteste Ahmed Abdesselam (24) qui n’est que partiellement reconnue dans les travaux d’investigation historiques actuels, le problème de la langue étant le principal écueil. Les travaux remontant aux origines de la colonisation sont donc majoritairement utilisés.

L’écriture d’une histoire colonialiste de la Tunisie s’est faite sous les plumes d’une pléiade d’auteurs contemporains de l’établissement du protectorat français. Les publications sur la Tunisie, autant en Histoire que dans les autres sciences sociales sont nombreuses. Le récit est certes bien informé sur un plan scientifique ou encore juridique mais est aujourd’hui largement dépassé d’un point de vue historien. La multitude des références contemporaines du protectorat et faisant encore référence m’ont amené, lors de la constitution de ma première bibliographie, à arbitrairement distinguer les publications d’avant et après 1956. Cependant, une étude de la Tunisie pendant la période coloniale ne peut se passer, dans sa bibliographie, de certains incontournables qui n’ont pas été renouvelés depuis et un redoublement de vigilance s’impose dans l’attitude critique à adopter pour la lecture de ces ouvrages.
A ce titre, l’institut de Carthage « cette société savante, dont la quasi-totalité des membres est constituée de colons français (25)». Né en 1893, cet institut qui « se fixe la mission de contribuer au développement intellectuel de la Tunisie sous toutes ses faces et de toutes les manières possibles ».

Les publications sur le protectorat prennent un tournant avec la parution, à la date symboliquement éloquente du cinquantenaire du protectorat, en 1931, de la volumineuse thèse d’Elie Fitoussi et d’Aristide Benzaet sur L’état tunisien : son origine, son développement et son organisation : 1525-1931 (26) . Ensuite, nous pouvons remarquer des synthèses comme celles d’André Pellegrin (27) ou d’Andrée Viollis (28) avec une volonté de détail historique et une présentation originale de la période, par résident généraux. Dans la même période, l’article d’ Eugène Guernier sur La Tunisie dans l’Encyclopédie coloniale et maritime rend compte de la réalité administrative et politique avec une grande exactitude et présente une source de détails impressionnante avec de nombreuses illustrations, le tout d’une réelle qualité encyclopédique. Par ailleurs, sur le plan des institutions les ouvrages d’avant 1956 font encore référence. Le titre de la revue Wathai’q « Pour une histoire administrative du Protectorat (29)» trahit, en effet, un certain inachèvement de l’histoire des institutions du Protectorat français en Tunisie, « faute de combattants (30) » et les ouvrages de Bou Hasna (31) et Dominique Gaudiani avec Paul Thiaucourt (32) font foi en la matière.

Le changement d’orientation historiographique est entrepris par Jean Ganiage (33) pour la Tunisie avec Les origines du protectorat français en Tunisie : 1861-1861 paru en 1968 mais il s’agit toujours d’un étude du monde anciennement colonisé par l’ex colonisateur. De la même façon que pour l’ensemble du Maghreb, une vague d’auteurs aux idées nationalistes occupe le devant de la scène historiographique en Tunisie. Les ouvrages sur la période du protectorat prennent alors le contre-pied du récit colonialiste pour plutôt vanter les faits de résistance « indigène » avec un tonalité hagiographique. Les travaux d’Ali Mahjoubi (34) sur L’établissement du protectorat français en Tunisie et surtout sur la résistance des troupes tunisiennes face à l’envahisseur français et, avec Hachemi Karoui, dans Quand le soleil s’est levé à l’Ouest. Tunisie 1881. Impérialisme et résistance (35) , trahissent l’appartenance de ces historiens à la vague anticolonialiste Ce courant encore très présent à l’heure actuelle comme l’attestent les nombreuses publications critiques sur la Guerre d’Algérie (36) liées à l’ouverture récente des archives et demeure le fil directeur de la recherche telle qu ‘elle est pratiquée dans les universités de lettres et de sciences humaines au Maghreb et précisément en Tunisie (37). Ammar Mahjoubi (38), de l’université de Tunis I, dénonce cette dualité dans sa contribution au colloque sur la Tunisie Mosaïque organisé par Jacques Alexandropoulos et Patrick Cabanel à l’universitaires du Mirail à Toulouse, « a propos de l’Histoire du Maghreb : idéologies et dépassements .» Le caractère extrême de l’affrontement de courants historiographiques antagoniste est dénoncé dès les années 1980 car il ne s’agit plus de bercer entre les préjugés néo-colonialistes d ‘une part et les pièges d’une société décolonisée à outrance d’autre part. Si l’historiographie maghrébine anglo-saxonne se présente comme une alternative salutaire ainsi que comme une troisième voie exogène (39), on peut remarquer que l’évolution des problématiques historiographiques internes permet de prendre une orientation médiane.

La troisième voie…ou le principal enjeu, oublié par ce conflit historiographique, demeure de mettre en lumière les conséquences toujours actuelles de deux siècles de colonisation dans la formation des nouvelles sociétés post-colonisées. La nécessité de prendre des libertés par rapport à cette « problématique traditionnelle » sont rappelées par Ammar Mahjoubi, pour permettre à la Tunisie, par exemple, de renouer avec son histoire ancienne (40). Le changement d’approches et de problématiques ne permet-il pas, en effet, de dépasser cette dichotomie et des débats désormais stériles ? Si l’histoire politique du protectorat et de ses institutions piétine dans cette polémique dépassée, n’y a-t-il pas comme une nouvelle voie, dégagée des limites pesant jusque là sur la façon d’écrire le Maghreb, et par extension, la Tunisie ? De nouvelles orientations « en effet stratégiques [permettraient] de dépasser, par un approfondissement historique, la récusation politique globale qui eut le mérite en son temps, de provoquer tout ce remue ménage. (41)»

La synthèse de Jean-François Martin (42) sur l’histoire politique du Protectorat français fait exception dans ce bras de fer par sa neutralité et son honnêteté. Son ambition est explicitée par le choix de cet extrait des Prolégomènes d’Ibn Khaldoun pour inaugurer son ouvrage :
«Le véritable objet de l’histoire est d’instruire de l’état social de l’homme c’est à dire de la civilisation et de ce qui peut la faire évoluer, comme la barbarisation et l’adoucissement des mœurs, la domination que les hommes acquièrent les uns sur les autres, les fondateurs d’empires et de dynasties, les travaux des hommes, l’acquisition des richesses, les métiers, des sciences et des arts. Le mensonge s’introduit dans le rapport que l’on fait des évènements pour plusieurs raisons qui le rendent inévitable. L’une d’elles est de l’esprit de parti pris (42)».

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1- HANOTEAUX (Gabriel), MARTINEAU (A), Histoire des colonies françaises, 6 vol., Plon, Paris, 1929.
2- HARDY (Georges), Histoire de la colonisation française,4e éd., Paris, Larose, Manuels coloniaux, 1943, 348p.
3- FANON (Frantz), Les damnés de la terre, Paris, François Maspéro, 1974, 232 p.
4- BRUNSCHWIG (Henri)., Mythes et réalités de l’impérialisme colonial français 1871-1914, Paris, Armand Colin, 1960, 204p.
5- YACONO ( Xavier), Histoire de la colonisation française, PUF, QSJ, 1969.
6- RIVET (Daniel), “Le fait colonial et nous : Histoire d’un éloignement “, Vingtième siècle. Revue d’histoire, 1992, pp. 127-138
7- M’BOKOLO (Elikia), (dir.), Afrique noire. Histoire et civilisations. XIXe-XXe., Hatier Aupelf, 1992, 2 t.
8- Henri LORIN (1866-1932) est notamment l’auteur de Promenade en Tunisie publié chez Hachette seulement en 1971. Cet article est la reproduction d’un extrait du Tour du monde, 45-48, 1896, p. 529 à 576.
9- GAUTIER (Emile-Félix), Le passé de l’Afrique du Nord ou l’islamisation de l’Afrique du Nord. Les siècles obscurs du Maghreb, Payot, Paris, 1927.
10- LAROUI (Abdallah), Histoire du Maghreb, Paris, Maspero, 1970, p 10.
11- SAHLI (Mohamed), Décoloniser l’Histoire. Introduction à l’Histoire du Maghreb XVe XIXe, Paris, Maspero, 1965.
12- JULIEN (Charles André), Histoire de L’Afrique du Nord, Paris, Payot , 1951, 414p. et JULIEN (Charles André), L’Afrique du Nord en marche, Paris, Julliard, 1953.
13- MEMMI (Albert), Psychologie du colonisateur, 2ème éd.(1ère éd. en 1957), Paris, Gallimard, 1985, 164p.
14- SAHLI (Mohamed), Décoloniser l’Histoire. Introduction à l’Histoire du Maghreb XVe XIXe, Paris, Maspero, 1965.
15- On retrouve surtout Jean Ganiage pour la Tunisie, les ouvrages spécifiques seront cités plus bas. Dans les années 60, les travaux de Jean Ganiage auxquels nous faisons référence sont : GANIAGE (Jean), GUITARD Odette, DESCHAMPS Hubert, L’Afrique au XXe siècle, Paris, éd. Sirey, 1966 et GANIAGE (Jean), L’expansion coloniale de la France sous la troisième République, ( 1871-1914) , Paris, Payot, 1968. Notons, par ailleurs, la synthèse (tardive) de GANIAGE (Jean), Histoire contemporaine du Maghreb (1830-1962), Paris, Fayard, 1994.
16- Sur ce point voir les développements de SAHLI (Mohamed), Décoloniser l’Histoire. Introduction à l’Histoire du Maghreb XVe XIXe, Paris, Maspero, 1965.
17- PERVILLE (Guy), Le sentiment national des étudiants algériens de culture française avant et pendant la guerre d’Algérie, thèse dirigée par Jean-Baptiste Duroselle, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 1971, 211p
18- PERVILLE (Guy), De l’empire français à la décolonisation, Hachette, 1993, 255p.
19- FREMEAUX (Jacques), PERVILLE (Guy), NORDMAN (Daniel), Armées, guerre et politique en Afrique : XIXe-XXe, Paris, Presses de l’ENS, 1977, 80 p.
20- PERVILLE (Guy), Pour une histoire de la guerre d’Algérie : Vingt ans de recherches et de publications, Paris Univ. Paris I, 1993.
21- RIVET (Daniel), Le Maghreb à l’épreuve de la colonisation, Paris, Hachette, 2002, 460 p.
22- RIVET (Daniel), « Le fait colonial et nous. Histoire d’un éloignement. », dans Vingtième siècle revue d’histoire, n°33, janvier-mars 1992, p 127-138, p 138.
23- BOURDEBALA (Neguib), « Pour un regard froid sur la colonisation. La perception de la colonisation dans le champ de la pensée décolonisée, le cas du Maroc », in VATIN (Jean-Claude) (dir.), Connaissance du Maghreb : sciences sociales et colonisation, Paris, éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1984, 436 p
24- Ahmed ABDESSALEM, Les historiens tunisiens des XVII e, XVIII e et XIX e siècles. Essai d’histoire culturelle. Tunis, , Publication de l’Université de Tunis, 4èm. Série, histoire, vol. XI, 1973, 464 p.
25- GUTRON (Clémentine), Les débuts de la Revue Tunisienne (1894-1914) en Tunisie : une histoire originale, entre savoir colonial, découvertes “scientifiques” et échanges culturels, Mém. de maîtrise d’Histoire sous la dir. de Colette Zytnicki, UFR Histoire Université de Toulouse-Le Mirail, , 2002, 159 p.
26- FITOUSSI (Elie), BENAZET (Aristide), L’état tunisien : son origine, son développement et son organisation : 1525-1931, Paris, Librairie Arthur Rousseau, 1931.
27- PELLEGRIN (A.), Histoire de la Tunisie depuis les origines jusqu’à nos jours, 2e éd., Tunis, Editions Sapi, 1941.
28- VIOLLIS (Andrée), Notre Tunisie, Paris, Gallimard, 1939,206p.
29- Wathai’iq, n°17, ibid… p.7 .
30- Voir dans la bibliographie Histoire de la colonisation et Histoire du Maghreb XIXe-XXe pp. 72-7
31- HASNA (Bou), Etudes tunisiennes : structures administratives et institutions du protectorat français en Tunisie ( 1938), Paris, 1939, Publication du Comité de l’Afrique française.
32- GAUDIANI (Dominique), THIAUCOURT (Paul.), La Tunisie : législation, gouvernement, administration, Paris, Librairie administrative Paul Dupont, 1910.
33- GANIAGE (Jean), Les origines du protectorat français en Tunisie : 1861-1861, Tunis, maison tunisienne de l’édition, 1968.
34- MAHJOUBI (Ali), L’établissement du protectorat français en Tunisie, Tunis, Publications de Université de Tunis, 1977, 423p.
35- MAHJOUBI (Ali), KAROUI (Hachemi), Quand le soleil s’est levé à l’Ouest. Tunisie 1881. Impérialisme et résistance, Tunis, Cérès production, 1983.
36- Voir PERVILLE (Guy), Pour une histoire de la guerre d’Algérie : Vingt ans de recherches et de publications, Paris Univ. Paris I, 1993.
37- Il exite une nouvelle histoire de l’organisation administrative du Protectorat en langue arabe. DOUGUI Noureddine , KRAIEM Abdelmajid, JALLEB Hédi , L’organisation administrative de l’Etat en Tunisie sous le Protectorat français (1881-1956), Tunis, Publication de l’Institut Supérieur d’Histoire du Mouvement National, 1998, illustrations, carte , 221p (en arabe).
38- MAHJOUBI (Ammar), « A propos de l’Histoire du Maghreb : idéologies et dépassements » in ALEXANDROPULOS (Jacques), CABANEL ( Patrick), (dir.), La Tunisie mosaïque. Diasporas, cosmopolitisme, archéologies de l’identité, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2000.
39- Notons la contribution de Ammar Mahjoubi, « Réflexions sur l’historiographie du Maghreb de l’Antiquité » dans LE GALL (Michel), PERKINS (Kenneth J.), The Maghrib in question : essays in history and historiography, Austin, University of Texas press, 1997, 258 p
40- MAHJOUBI Ammar, « Pour une histoire décolonisée de l’Afrique du Nord », dans la Construction du Maghreb, Tunis, Université de Tunis, 1983.
41- POUILLON (François), « Du savoir malgré tout : la connaissance de l’extrême sud tunisien » dans VATIN (Jean-Claude) (dir.) Connaissance du Maghreb : sciences sociales et colonisation, CNRS, 1984.p. 79.
42- MARTIN Jean-François, Histoire de la Tunisie contemporaine (1881-1956). La Tunisie de Ferry à Bourguiba Paris, éd. L‘Harmattan, 1993.
42- Ibid… p.4.

Khaoula Benzarti

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